G.Bélorgey - Aperçus d'HIstoire et société contemporaines
Alors que, malgré les efforts du gouvernement français, on apprend que Renautl veut délocaliser la Clio en Turquie, on rappelle incidemment que près de 70% des
productions de véhicules du constructeur national est externalisée. En tenant compte des fournitures de composants et des évolutions chez les équipementiers ( cf. la série sur la crise mondiale
automobile dans Alternatives économiques du printemps dernier), on voit bien que la logique de la recherche des moindres coûts rend - et pour
tous les niveaux de gamme - intenable à moyen terme le maintien significatif d'une industrie automobile dans les pays socialement avancés ( qui ne peuvent pas compenser leurs
"surcoûts" par des subventions payées par les contribuables et condamnées par les gardiens du libre-échange).
Comment d'ailleurs reprocher aux "constructeurs" leur stratégie d'importations (qui les conduira à devenir surtout désormais des "vendeurs" ) ou les obliger à ne pas se délocaliser ! C'est leur survie qui est en cause; et la perspective claire est que sous le label de marques nationales, il n'y aura plus guère - dans ce secteur de production comme dans tant d'autres - que des emplois à l'extérieur. C'est un résultat inévitable et un problème insoluble dans un régime d'échanges internationaux qui exclut quasiment la possibilité pour les pays avancés à coûts de revient non compétitifs de faire payer des droits d'entrée sur les véhicules fabriqués ailleurs, non seulement d'ailleurs en Asie ou au Moyen-Orient, mais au sein même du périmètre douanier communautaire : en Europe de l'Est ( et l'on voit en quoi la Turquie avec laquelle tous les liens utiles doivent être bâtis, mais de manière équilibré, serait un autre cheval de Troie social dans ce périmètre européen).
Ou il faudra en venir à changer ces principes, ou il faudra se passer bientôt de la construction automobile, en faisant seulement - comme c'est déjà largement le cas dans bien d'autres secteurs - négoce de pièces et de produits sous marque d'illusion.
Comment d'ailleurs reprocher aux "constructeurs" leur stratégie d'importations (qui les conduira à devenir surtout désormais des "vendeurs" ) ou les obliger à ne pas se délocaliser ! C'est leur survie qui est en cause; et la perspective claire est que sous le label de marques nationales, il n'y aura plus guère - dans ce secteur de production comme dans tant d'autres - que des emplois à l'extérieur. C'est un résultat inévitable et un problème insoluble dans un régime d'échanges internationaux qui exclut quasiment la possibilité pour les pays avancés à coûts de revient non compétitifs de faire payer des droits d'entrée sur les véhicules fabriqués ailleurs, non seulement d'ailleurs en Asie ou au Moyen-Orient, mais au sein même du périmètre douanier communautaire : en Europe de l'Est ( et l'on voit en quoi la Turquie avec laquelle tous les liens utiles doivent être bâtis, mais de manière équilibré, serait un autre cheval de Troie social dans ce périmètre européen).
Ou il faudra en venir à changer ces principes, ou il faudra se passer bientôt de la construction automobile, en faisant seulement - comme c'est déjà largement le cas dans bien d'autres secteurs - négoce de pièces et de produits sous marque d'illusion.
Mar 12 jan 2010
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