Partager l'article ! Trop d'aveuglements: Voici un billet d'humeur de la lettre de l'observatoire de l'Europe qui mérite d'être repris, même si sans être en accor ...
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Voici un billet d'humeur de la lettre de l'observatoire de l'Europe qui mérite d'être repris, même si sans être en accord absolu avec la radicalité de sa
conclusion, on doit penser que ce n'est pas l'Europe des options actuelles qui peut apporter quelque stratégie satisfaisante que ce soit, ni un PS que Matrine Aubry a invité à remettre ses pas
dans ceux de Jacques Delors ...Comme la piété filiale peut faire faire de bétises.
J'invite aussi mes lecteurs à voir mon prochain billet : "la politique du dindon keynésien" en réponse au long papier de quelques économistes qui critiquent les
fausses évidences sans découvrir les bonnes.
Syndicats, gauche, droite : pourquoi ils sont tous dans l'impasse
Face à la réforme des retraites, le PS se réjouit déjà d'être au coeur de la contestation et de pouvoir fédérer toute la gauche. Mais personne n'expliquera que les services publics sont en
décomposition parce que cela découle doublement de nos engagements européens : pour une première part nos services publics sont démantelés au nom du droit de la concurrence ; en deuxième lieu
parce que les quelques services publics que l'Union européenne n'a pas fait fermer, la chute de la croissance liée à la politique économique imbécile de la zone euro nous contraint, faute de
recettes fiscales, à les fermer nous-mêmes. Demain la cible officielle sera donc le méchant Sarkozy, qui n'est qu'un porte flingue pour le compte de la structure européenne. Autre façon de dire
que de toute façon la présidentielle ne sert plus à rien car quoi qu'il arrive les politiques menées sont européennes. C'est un chef d'oeuvre de kleptomanie que d'avoir réussi à voler un pays à
son peuple.
Je lis dans la lettre de la fondation Schuman, ceci :
La Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la sécurité commune Catherine Ashton a entamé le 30 août une visite en Chine, pour
amorcer le premier dialogue de "partenariat" entre l'Union européenne et la Chine. Elle a souligné l'importance de construire une relation privilégiée avec ce pays, "partenaire stratégique clé
pour l'Europe dans un monde globalisé", et d'approfondir les relations bilatérales en matière de politique étrangère, de politique environnementale et commerciale, en amont du Sommet qui réunira
la Chine et l'Union européenne le 6 octobre. Le 2 septembre, Catherine Ashton a rencontré son homologue chinois Yang Jiechi et le Premier ministre Wen Jiabao à Pékin. Elle a souligné
"l'importance d'avoir une approche concertée sur l'Iran" et a ajouté que "la solution passe par le dialogue". Ces deux rencontres ont été organisées au lendemain du premier Dialogue stratégique
UE-Chine dans la ville de Guiyang.
Madame Catherine Ashton a donc pour homologue le ministre chinois des affaires étrangères.
Donc elle est ministre des affaires étrangères de l'Union européenne.
Donc l'Union européenne est un état.
Donc Bernard Kouchner amuse la galerie (c'est un fait).
Donc Nicolas Sarkozy est président de la région France (du niveau d'un Georges Frêche. Ca colle, en effet.)
Donc la ministre des finances de la France n'est qu'une comptable préoposée aux écritures (ça colle aussi).
Donc à un moment l'Union européenne est devenue notre pays et la France a été transformée en collectivité locale. Personne, à aucun moment, n'a jamais été consulté en ces termes là. Personne n'a
consenti à cette transformation - bien peu d'ailleurs l'ont comprise ou aperçue.
C'est un chef d'oeuvre de kleptomanie que d'avoir réussi à voler un pays à son peuple.
Demain, la gauche et les salariés soucieux de défendre leurs retraites manifesteront, à raison. Je crains que cette mobilisation, si elle réussit, ne mène à une impasse.
En effet, le PS se réjouit déjà d'être au coeur de la contestation et de pouvoir fédérer toute la gauche, y compris les "extrêmes". Dans le même temps, personne n'expliquera que les services
publics sont en décomposition parce que cela découle doublement de nos engagements européens :
- pour une première part nos services publics sont démantelés au nom du droit de la concurrence, érigé en principe constitutionnel alors que les services publics ne le sont pas ;
- en deuxième lieu parce que les quelques services publics que l'Union européenne n'a pas fait fermer, la chute de la croissance liée à la politique économique imbécile de la zone euro nous
contraint, faute de recettes fiscales, à les fermer nous-mêmes.
Demain la cible officielle sera donc le méchant Sarkozy, qui n'est qu'un porte flingue pour le compte de la structure européenne. J'abuse tellement peu que François Hollande, qui n'a que la carte
de la frachise à jouer pour espérer revenir parmi les présideniables, a d'ores et déjà prévenu que si la gauche, emmenée par le PS, devait revenir au pouvoir en 2012, il faudrait se serrer la
ceinture.
Autre façon de dire que de toute façon la présidentielle ne sert plus à rien car quoi qu'il arrive les politiques menées sont européennes - cf. le début du billet de ce jour sur Mme Ashton.
Voilà pourquoi j'aurai du mal demain, même si la participation est nombreuse, à voir un quelconque succès dans la manifestation tant les acteurs de cette mobilisation semblent peu conscients des
enjeux réels (pour reprendre le slogan du FSU, il ne faudrait pas écrire "le service public, on l'aime on le défend". La réalité c'est que
si on aime le service public on quitte l'union européenne.)
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