Alors que la grand messe de Copenhague va chercher des consensus politiquement difficiles et d'effets bien différés ainsi que des innovations technologiques
porteuses de solutions partielles à long terme, ne faut-il s'en tenir avant tout à des choses élémentaires que le concert des puissances économiques du monde libre-échangiste ne pourra , ne
voudra pas percevoir?
L'un des facteurs les plus significatifs de création de gaz à effet de serre est dans les transports de toute nature, locaux, mondiaux, internationaux,
terrestres, aériens, maritimes. Perfectionner les"véhicules", changer de "carburant", créer des malus bonus de toutes les imaginations, etc. constituent des voies intéressantes
et lentes : nous mourrons réchauffés et guéris.
Or il a une réponse de bon sens : pour diminuer les pollutions, il faut diminuer les transports : réduire la bougeotte des hommes à travers le monde, cesser de
produire pour exporter et d'importer ce que l'on consomme, de déplacer en permanence à travers la planète des biens que l'on pourrait obtenir largement sur place au lieu d'aller les chercher
ailleurs moins cher en valeur et très cher en pollution et en chômage.
Ne doit-on réduire le commerce international ( et les déplacements de chacun ) au strict nécessaire pour économiser les transports? Ne faut-il cesser de voir dans l'expansion des échanges
mondiaux le signe d'un progrès, alors que c'est ce qui génère aussi bien détérioration du climat mondial, qu'exploitation des pauvres du Sud et désemploi pour nos pays socialement
avancés que ruinent les concurrences des low cost countries développant à tout va les rejets de carbone.
Là est la véritable et double protection de nos sociétés et de de notre planète. Soyons provocants : ne faut-il devenir aussi autarcique qu'il est possible et à l'échelon local autant qu'à
l'échelon international ? Il faut que chaque pays, chaque région, produise au maximum ce qui lui est nécessaire, sans avoir besoin de le faire venir d'ailleurs à grands frais et usage
intensif de transports inutiles et polluants ?
Il faut en finir avec le principe de l'économie libérale ( c'est à dire de l'économie du moindre coût apparent) postulant que ce qui et bon c'est la spéclialisation des productions,
la division du travail et les échanges entre producteurs les moins chers possibles de chaque type de produit . Voila une proposition de révolution de la réflexion sur l'optimisation
sociale qui doit aussi permettre de rapprocher lieux d'habitat, de travail, de consommarion, d'épanouissement : le contrepied du monde des échanges abusifs qui,
depuis un siècle, engendre nos ruines, nos dissolutions, nos contradictions, nos stress et notre poursuute effrennée
d'une impossible satisfaction quantitative.
Demandons nous si le protectionnisme ne serait pas aussi le salut de la planète et si le bonheur ne passe pas par le culte un peu autarcique des jardins de chacun ? Il faut
renverser nos interrogation sur les valeurs.
Les G quelque chose et Copenhague ne peuvent vouloir tout et son contraire : l'assagissement du monde et son explosion, croissance et fuite en avant
dans un sauvage commerce international porteur de tous les excès et de toutes les pollutions.
PS : Alternatives économiques - qui n'hésite jamais à soutenir sans modération le libre-échange par des procès
infondés de la part nécessaire de protectionnismes, - prétend, dans son récent hors série sur l' Économie durable - tirer, en faveur de la mondialisation
telle qu'elle pourrit la planète, argument que les échanges internationaux ne représenteraient que 15% des trafics mondiaux.... comme si le chevelu des transports nationaux, régionaux,
locaux n'était dans une économie des spécialisations à outrance et des éclatements des sites de productions et de
négoces, lui-même largement engendré par les échanges internationaux dont il faut diiffuser , souvent par des aller-retours apparemment insensés mais exploitant les différences de
rémunération du travail, les produits intermédiaires et terminaux. Cessons de faire parler de tendancieuses statistiques.
La Revue ne recense pas parmi ses "sept plaies de la planète" l'intoxication dont elle est le d'autant plus désastreux, car sans doute sincère, exemple
Lundi 7 décembre 2009
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16:37
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Par Gérard Bélorgey
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Publié dans : hors des clous
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