Commentaires

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

POURQUOI CE BLOG



L'objet de ce site est de baliser par quelques souvenirs éloquents l'histoire récente et de faire contribuer ces expériences, par des commentaires d'actualité, à éclairer et choisir les changements, en s'interrogeant sur les propositions des politiques et les analyses des essaiystes. Par ailleurs, à côté des problèmes de société (parfois traités de manière si impertinente que la rubrique "hors des clous"a été conçue pour les accueillir), place a été faite à "l'évasion" avec des incursions dans la peinture, le tourisme, la littérature,  des chansons, ce qui constitue aussi des aperçus sur l'histoire vécue.

 
Identité de l’auteur
vous pouvez lui écrire à <gerard.belorgey@wanadoo.fr>

Né en 1933, appartenant à la génération dont l'enfance a été marquée par la deuxième guerre mondiale, l'occupation et la Résistance, l'adolescence par la Libération, la guerre froide, puis par de clairvoyants engagements pour les décolonisations, l'auteur a ensuite partagé sa vie professionnelle entre le service public (il a notamment été préfet, délégué à l’emploi, directeur des affaires économiques de l’outre-mer, président de la chaîne de radio-télévision, RFO), l'enseignement et la publication d’ouvrages de sciences politiques (il est aujourd’hui membre du comité de rédaction et
collaborateur régulier de la "Revue Politique et Parlementaire"). Il a également assumé des missions dans de grandes entreprises en restructuration (Boussac, Usinor/Sacilor), puis a été conseil d’organismes professionnels.

Alors que ses condisciples ont été en particulier Michel Rocard et Jacques Chirac (il a partagé la jeunesse militante du premier dans les années cinquante et fait entrer le second à Matignon dans les années 60, avant d'être son premier collaborateur à l’Emploi, pour la négociation de Grenelle et au secrétariat d’Etat aux Finances, il n'a suivi ni l'un, ni l'autre dans leurs itinéraires. En effet, dans le domaine politique, comme il ressort de ses publications (cf. infra), Gérard Bélorgey n’a rallié ni la vulgate de la Veme république sur les bienfaits de l’alternance entre partis dominants, ni les tenants du catéchisme du libre-échange mondial. Il ne se résigne donc pas à TINA ("there is no alternative" au libéralisme). Tout en reconnaissant les apports autant que les limites de ceux qui ont été aux affaires et avec lesquels il a travaillé, il ne se résigne pas non plus à trouver satisfaction dans tel ou tel programme de camp. Mesurant combien notre société multiculturelle, injuste et caricaturalement mondialisée, souffre aussi bien des impasses de l’angélisme que des progrès de l’inégalité et des dangers de l’autoritarisme, il voudrait contribuer à un réalisme sans démagogie.

Partie de ses archives est déposée dans les Fonds d'Histoire contemporaine de la Fondation des Sciences Poltiques (http://centre-histoire.sciences-po.fr/archives/index.html)

Il a écrit et existé sous d'autres noms que celui sous lequel il a signé des ouvrages fondamentaux que furent "le gouvernement et l'administration de la France" ( 1967), "la France décentralisée" ( 1984), "Les Dom-Tom" (1994)  : le peuso de Serge Adour correspond à l'époque de la guerre d'Algérie et à une grande série de papiers dans Le Monde en  1957 , celui d'Olivier Memling à l'écriture du recueil de poèmes "Sablier " (couronné en 1980 par l'Académie Française et référé  dans l'histoire littéraire du XXeme Siècle de Hachette) et aux chansons qui en sont issues, celui de  Gérard Olivier à son analyse dans de  grands quotidiens de la décentralisation en 1981/82; celui de Solon  (malheureusement partagée par erreur avec d'autres auteurs) à la publication en 1988 de "la démocratie absolue" . Cessant de vivre un peu masqué, il retrouve son nom en 1998 pour "Trois Illusions qui nous gouvernent", puis à compter de 2000 pour "Bulles d'Histoire et autres contes vrais " (série de coups de projecteurs sur notre monde  qui seront souvent repris ci-dessous), ainsi que pour de  nombreux articles dans  diverses revues. En 2009, son récit "la course de printemps" revient sur la guerre d'Algérie.
Alors que la grand messe de Copenhague va chercher des consensus politiquement difficiles et d'effets bien différés ainsi que  des innovations technologiques porteuses de solutions partielles à long terme, ne faut-il s'en tenir avant tout à des choses élémentaires que le concert des puissances économiques du monde libre-échangiste  ne pourra , ne voudra pas percevoir?

L'un des facteurs les plus significatifs de création de gaz à effet de serre est dans les transports de toute nature, locaux, mondiaux, internationaux, terrestres,  aériens, maritimes. Perfectionner les"véhicules", changer de "carburant", créer des malus bonus de toutes les imaginations, etc.    constituent des voies intéressantes et lentes : nous mourrons réchauffés et guéris.

Or il a une réponse de bon sens : pour diminuer les pollutions, il faut diminuer les transports : réduire la bougeotte des hommes à travers le monde, cesser de produire pour exporter et d'importer ce que l'on consomme, de déplacer en permanence à travers la planète des biens que l'on pourrait obtenir largement sur place au lieu d'aller les chercher ailleurs moins cher en valeur et très cher en pollution et en chômage.  

Ne doit-on réduire le commerce international ( et les déplacements de chacun ) au strict nécessaire pour économiser les transports? Ne faut-il cesser de voir  dans l'expansion des échanges mondiaux le signe d'un progrès, alors que c'est  ce qui génère aussi bien détérioration du climat mondial, qu'exploitation des pauvres du Sud et désemploi pour  nos pays socialement avancés  que ruinent les concurrences des low cost countries développant à tout va les rejets de carbone.

Là est la véritable et double protection de nos sociétés et de de notre planète. Soyons provocants : ne faut-il devenir  aussi autarcique qu'il est possible et à l'échelon local autant qu'à l'échelon international ? Il faut que chaque pays, chaque région,  produise au maximum  ce qui lui est nécessaire, sans avoir besoin de le faire venir d'ailleurs à grands frais et usage intensif de transports inutiles et polluants ? 

Il faut en finir avec le principe  de l'économie libérale ( c'est à dire de l'économie du moindre coût apparent) postulant que ce qui et bon c'est la spéclialisation des productions,  la division du travail  et les échanges entre producteurs les moins chers possibles de chaque type de produit . Voila une proposition de révolution de la réflexion sur l'optimisation sociale  qui doit aussi permettre de rapprocher lieux d'habitat, de travail, de consommarion,  d'épanouissement : le contrepied du monde des échanges abusifs  qui,  d
epuis un siècle, engendre nos ruines, nos dissolutions, nos contradictions, nos stress et notre poursuute effrennée d'une impossible satisfaction quantitative.  

Demandons nous si  le protectionnisme ne serait pas  aussi le salut de la planète et si le bonheur ne passe pas par le culte un peu autarcique des jardins de chacun ?  Il faut renverser nos  interrogation sur les valeurs.

Les G quelque chose et  Copenhague ne peuvent vouloir tout et son contraire : l'assagissement du monde et son explosion, croissance et fuite en avant  dans un sauvage commerce international porteur de tous les excès et de toutes les pollutions. 


PS : Alternatives économiques - qui n'hésite jamais à soutenir
sans modération le libre-échange par des procès infondés de la part nécessaire de protectionnismes,  - prétend, dans son récent hors série  sur l' Économie  durable  - tirer, en faveur  de la mondialisation telle qu'elle pourrit la planète,  argument que les échanges internationaux ne représenteraient que 15% des trafics mondiaux.... comme si le chevelu des transports nationaux, régionaux, locaux  n'était dans une économie des spécialisations à outrance et des éclatements des sites de productions et de négoces,  lui-même largement engendré par les échanges internationaux dont il faut diiffuser , souvent par des aller-retours apparemment insensés mais exploitant les différences de rémunération du travail, les produits intermédiaires et terminaux. Cessons de faire parler de  tendancieuses  statistiques. 
La Revue ne recense pas parmi ses "sept plaies de la planète"  l'intoxication dont elle est le  d'autant plus désastreux, car sans doute sincère,  exemple            

     
Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 16:37
- Publié dans : hors des clous
Par Gérard Bélorgey - Voir les commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés