Quatre facteurs se sont conjugués pour réaliser la catastrophe par brutale inondation marine qui a frappé des côtes de France :
- une météo exceptionnelle : la dépression
- la conjonction des effets de hauts coefficients de marée et de cumuls vents/marées/courants
- des constructions autorisée en zone n'échappant aux risques d'invasion marine qu'à raison de protection par endiguements
- l'absence de mise en oeuvre préalable de plan de sécurité civile d'urgence devant cette conjonction
Or les effets des deux premiers facteurs sont traditionnellement connus des services compétents; mais ceux des deux autres n'ont pas été maîtrisés, ni en amont par
suite du laxisme des plans d'occupation des sols et des délivrances de permis de construire, ni au dernier moment possible lorsque la violence de la menace météo et marine aurait sans
doute du conduire à prescrire une évacuation en urgence des populations concernées.
Pourquoi cette défaillance de sécurité civile à une époque où l'on met tant en oeuvre le principe de précaution ? A l 'évidence parce que les autorités compétentes
n'ont ni prévu, ni agi . Et c'est le lieu de demander s'il y avait des "plans orsec" pour ce type de circonstances et s'il y en avait pourquoi sont-ils
rester lettre morte, toutes les vertus des services de la sécurité civile devant aujourd'hui se porter sur secours et réparations?
Telle imprévision tient - en circonstances atténuantes pour ces autorités - au fait qu'on avait pas intégré la rupture des digues dans les risques. Alors que
la responsabilité de sécurité civile est manifestement celle des autorités chargées de la maîtrise de l'évènement ( essentiellement État, préfets), la
responsabilité de l'état des digues est celle de leurs maîtres d'ouvrage qui ont été défaillants dans l'entretien et l'anticipation . Il faut savoir précisément dans chaque cas de rupture qui
étaient leurs propriétaires et/ou maîtres d'ouvrages : associations syndicales, collectivités publiques, institutions mixtes ainsi que leurs conseillers techniques comme des services de
l'équipement et des affaires de génie maritime.
Ce qui s'est passé mérite une véritable enquête non pour condamner tel ou tel mais pour prévenir des catastrophes d'origines comparables.
Résumons nos questions :
- les autorités responsables de la sécurité ont-elles été informées à temps ( outre les alertes) des effet de risques majorés par conjonctions vents/ marées/
courants/ rupture de digues ?
- de quelles défaillances procèdent les rupture de digues
- comment aller à un urbanisme plus respectueux des précautions
-- et enfin, pourquoi n'a -t-on pas fait évacuer ?
Lundi 1 mars 2010
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14:16
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Par Gérard Bélorgey
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