On ne peut être admis en Europe que si l'on fait soumission à ses règles suicidaires : pas d'entreprises publiques en déficit , et plutôt, pas d'industries du
tout : pour faire place nette aux importations industrielles des pays tiers à bas coût de production.
Ce sont de tels principes qui inspirent le diktat européen à la Croatie : si elle veut entrer en Europe elle doit vendre - au plus mauvais moment du marché mondial
- ses chantiers navals qui sont ses activités majeures et ses emplois traditionnels; une privatisation ( le maître mot de la pensée libérale économique européenne) et une privatisation obligatoire qui ne peut aboutir qu'à une liquidation au plus offrant ( quelque asiatique qui n'en offrira rien pour
mieux les fermer et pour mieux contrôler le marché, ou quelque corsaire/négrier apatride qui essaiera de les faire produire bien moins cher qu'aujourd'hui en finissant de
ruiner ce qui reste ailleurs d'industrie navale européenne)
Une Europe élargie, plus encore que celle qui eut été préférable - cohérente et resserrée - a d'autant plus besoin de garantir ses bases
industrielles indispensables au développement et aux emplois et de construire, pour assurer leurs survies et la sienne, des protections douanières contre les prédateurs mondiaux. Les
autorités européennes que nous connaisons barrent à l'inverse du bon sens et nous conduisent au sabordade collectif.
Vendredi 19 février 2010
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21:49
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Par Gérard Bélorgey
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Publié dans : politique éco et emploi
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