La condition des femmes est la matière dont se saisisent régulièrement médias et politiques pour revenir sans trève aux
discriminations qui les défavorisent et, en plus, de la part de certains et certaines, pour mettre en cause la fonction maternelle.
Dans ce décor de passions et d'injustes procès en tous sens, gardons conscience, comme on l'a fait par une série de
nuances apportées sur ce site, de toutes les contradictions.
Il faut que les "féministes" reconnaissent l'empire des femmes basé sur leur traditionnelle attractivité sexuelle ainsi que sur leur irremplaçable rôle de
génitrice; une force dotée d'une puissance sociale nouvelle acquise dans des luttes légitimes let se nourrissant de l'exposé même des insuffisances de résultats : pour autant
cet empire est omniprésent dans le vécu quotidien des relations intersexuelles et entretient ces tensions collectives qui rendent éclatant que l'"indifférenciation fonctionnelle" qui
s'instaure ne pourra jamais - Dieu merci - surmonter l'irreductibilité des différences de natures - et donc dans une certaine mesure de rôles spécifiques naturels et sociaux
- entre les sexes.
Mais il faut que ceux qui sont aveugles ou indifférents envers les servitudes et les discriminations que les femmes ont à supporter reconnaissent
que dans le champ de l'indifférenciation fonctionnelle, l'égalité de traitement et de chances doit être la régle.
Plus il en sera ainsi, plus solide sera la position de refuser l'assimilation des femmes à des hommes. Assurons l'égalité en sauvegardant les différences. Sinon
l'exploitation des femmes continuera à servir à une forme de brouillage des vraies questions . La concurrence multiforme des empires de chacun des sexes entretient des débats de société qui ont le défaut, au titre d'ailleurs de justes compassions, de détourner des débats
stratégiques fondamentaux : c'est dans une société plus globalement efficace et équitable ( et c'est la vraie priorité), qu'il serait évidemment mieux possible de faire
progresser la condition féminine. En traiter séparément n'a peut-être en fait guère de sens. Mais cela plaît à tous, y compris à ceux qui n'ont cure du progrès global vers plus d'efficience
et de justice.
Dimanche 7 mars 2010
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10:20
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Par Gérard Bélorgey
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Publié dans : histoire et societe
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