il suffit d'avoir un titre universitaire de sciences humaines ...Soyez philosophe, historien, sociologue, etc... et garantissez à un éditeur de vos relations un peu
plus de quinze cents exemplaires d'équilibre et vous publierez votre contribution à l'incompréhension des temps présents.
Sans ces viatiques universitaires et si vous n'êtes pas non plus journaliste ou politique, soyez certain que vos expériences de gestion, vos travaux de
recherche, à moins que vous ne soyez mêlé à quelque scandale ou que vous soyez scandaleux par vous-même, ne vous ouvriront aucune porte de communication.
Comment est-il légitime que l'on puisse, si l'on a seulement un titre d'enseignant ou de chercheur, écrire et se faire publier sur n'importe quoi
qui est dans l'air du temps ?
Prenons l'exemple de la Démocratie. Depuis Jpseph Rovan,( "une idée neuve : la démocratie" elle nourrit bien des titres. Il y a bien sûr, en dehors
des abonnés des trétaux publics, les grands passionnés de causes dont la seule chance d'être un peu intelligible est cette voie du hasard. Mais pour un Jacques Rancière "la haine
de la démocratie" ( la fabrique 2005), combien de "pourquoi nous n'aimons pas la démocratie" , le Seuil, Myriam Revault d'Allonnes, 2010) ?
Une bonne rédaction; mais "à quel titre" de tels auteurs peuvent-ils se faire publier et essayer de faire entendre des textes dont on ne voit pas la
portée ? Évidemment à aucun titre, sinon ceux des mandarinats , car , au long fastidieux de telles lectures, ou en essayant ensuite après celles-ci d'y trouver matières et leçons , on reste totalement sur sa faim de fécondité .
Dimanche 7 mars 2010
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14:01
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Par Gérard Bélorgey
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Publié dans : livres
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