L'accord sur la croissance
Des dépenses ( 120 milliards) qui ne serviront pas l'emploi chez nous si l'on ne garantit pas les marchés correspondants aux
entreprises européennes. Comme n'a servi qu'à accroître la dette la relance pseudo Keynésienne de 2009 dont les pays Émergents ont encaissé les bénéfices. A quand, enfin, un protectionnisme
commercial raisonnable et salutaire, seule réponse possible au déclin et aux crises de l'Europe et à l'ineptie d'avoir créé l'euro pour des économies bien différentes : un piège dont on ne
peut sortir que par un changement stratégique complet.
toutefois un signe en ce sens pour...
la recapitalisation des banques :
Il est prévu, depuis la négociation de la nuit du 28 au 29 juin, la mise en place d'ici la fin de l'année
d'un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, via les fonds de secours FESF et MES, ce qui répond à des besoins de sauvetage lorsque la
dette et les taux demandés pour de nouveaux emprunts deviennent insoutenables, un mécanisme unique de supervision financière devant être établi, dans lequel, selon le président Von
Rompuy, "la Banque centrale européenne jouera pleinement son rôle", et le FESF et le MES pourraient même acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés.
Ainsi, auraient été introduits des mécanismes de stabilisation des marchés pour les Etats qui respectent les recommandations faites à leur pays ainsi que le pacte de stabilité",
et qui peinent malgré tout à se financer sur les marchés en raison de taux prohibitifs.
La vérité est que derrière la sophistication technique de ces explications, on a bien été obligé
de faire un pas vers de la création monétaire, mais un pas bien moindre que ce qui serait vraiment nécessaire : que les pays de l'eurozone puissent vraiment s'adosser, sous des conditions
strictes, mais certainement, à une banque centrale leur faisant des prêts sans intérêt et que des moyens capitalistiques soient ouverts aussi ouverts, malgré la prévention libérale de principe à
leur encontre, aux institutions financières publiques (comme par exemple la Caisse des Dépots) et pas seulement au secteur bancaire privé.
D'ailleurs celui-ci- devrait être obligé de trouver auprès de ses actionnaires (largement responsables des difficultés
rencontrées ) des moyens de recapitalisation qui devraient être la condition de soutiens publics , et ceci pour cesser de convertir du passif privé en dettes souveraines et entretenir de la
sorte le cercle vicieux ( regardé comme vertueux par les libéraux) du besoin d'économie publiques pour satisfaire l'obsession plus psychologiquement que mécaniquement fondée d'aller à
la "règle d'or" .
D'ailleurs , s'agissant de ces économies , poursuivant les erreurs du type RGPP, de la gestion précédente, le nouveau
gouvernement français ne prend pas à l'évidence une bonne méthode :
Ce n'est pas par des réductions forfaitaires de personnel, de dépenses de fonctionnement, etc... qu'il faut procéder - ce qui
mettra en cause la capacité de bien des services publics indispensables - ; il faudrait que le pouvoir ait le courage de s'interroger sur l'utilité
de pans entiers de la dépense publique ( dont une part peut manifestement, en période difficile, être gelée ou, sur la durée, convertie ) : par exemple, les infra
structures perfectionnistes et équipements superflus; les double-emplois de missions et moyens de l'État et des collectivités locales; les "mécénats" publics considérables en faveur des
secteurs sportifs et culturels ( ces activités doivent s'autofinancer); les dépenses d'entretien et réfection du patrimoine monumental historique - comme les châteaux de Versailles,
Chambord et nombreux autres - et les multiples enceintes muséographiques qui n'ont pas besoin d'appartenir à des collectivités publiques et d'être gérées par des fonctionnaires d'État ou de
collectivités locales (ces secteurs peuvent être confiés au privé sous cahier des charges garantissant l'accueil du grand public); les subventions aux pollutions ( des pesticides pour
l'agriculture, au fioul et au kérosène détaxés pour les transports routiers et aérien qui distordent en leur faveur les concurrences avec le rail et favorisent des bougeottes coûteuses pour
tous); certaines dépenses spatiales et nucléaires militaires, les avantages fiscaux pour l'immobilier résidentiel , les aides aux entreprises qui délocalisent, etc...
On voit que ce n'est pas l'imagination qui est aux affaires...
Vendredi 29 juin 2012
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/2012 08:31
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Par Gérard Bélorgey
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