C'est donc "l'origine de la violence" de P. Humbert qu'a couronné le prix orange du livre.
Un ouvrage que je crois avoir été, par hasard, le premier parmi les internautes votants à discerner et dont je disais il y a quelques mois :
"Il faut, dans notre société de divertissement, où "la tyrannie du plaisir" a remplacé la dictature du père, avoir la
force de lire des oeuvres qui peuvent rendre malades. Non pas ces thrillers d'autant plus vendeurs que l'horreur y est mise en page, mais ces vrais retours vers les temps d'épouvante : ceux des
camps de la mort où le pire sadisme des bourreaux était de se faire relayer par des déportés tenant à sauver à tout prix leur peau. Tel est le coeur le plus dur à revivre de cette enquête d'un
jeune prof retrouvant les origines de son père singulier, au croisement du destin d'une famille juive et d'une bonne société normande. Le narrateur comprend en même temps comment il a hérité à la
fois de la violence et de l'insurrection contre toutes ces autres forces et formes du Mal qui marquent le monde et font la jouissance des acteurs de la haine. La clarté de l'histoire et la
simplicité de l'écriture contribuent à la force de ce texte très poignant. "
Que ce livre très fort et dur reçoive ce prix me trouve à la fois satisfait et étonné, car jurons que, malgre, tout il rend trop malade pour faire le
best seller des plages... à moins que le public soit devenu tel qu'il puisse consommer, comme au cinéma, les horreurs avec l'orangeade et se sentir très bien après...
Vendredi 19 juin 2009
5
19
/06
/Juin
/2009
15:11
-
Par Gérard Bélorgey
-
Publié dans : livres
0
Derniers Commentaires