Voici un bon ouvrage de documentation...sans révélations
et dont le titre excède le contenu
1 - Louis Maurin ne "déchiffre" rien;
il photographie, il "chiffre", sans expliquer les causes de ce qu'il constate
et de cette manière peut-être qu'en"chiffrant", aboutit-il
comme le service du "chiffre"
-malgré lui bien sûr - à dissimuler
les vrais motifs économiques du système mondial
qui font les inégalités grandissantes de revenus et la montée du chômage
mais ce n'est pas un économiste, encore moins un économiste hors pensée unique
( il est de la sympathique équipe d'"Alternatives Économiques" semblant croire que les politiques sociales peuvent presque tout résoudre)
c'est un descripteur social
qui donne à être affligé
à avoir de la compassion
sans inspirer moyen réaliste de remédier
2 - sans parler de sous titres malheureux
comme "le travail et l'ombre du chômage"
alors que l'inverse " le chômage et l'ombre du travail"
eut été plus parlant
3 - Notons que la France considérée ne comporte pas d'outre-mers ( sauf très occasionnellement dans une statistique, et parfois pour dire
" outre-mer" non compris) qui ne méritent pas un chapitre
4 - Il y a tous les poncifs habituels, mais ils sont à jour
5 - Rions un peu en particulier avec celui sur l'inégalité hommes femmes ( qui fait les ressources de tous les programmes politiques)
On y réapprend que l'espérance moyenne de vie des femmes est bien plus élevée que celle des femmes
Or on sait cet indice mesure de manière synthétique le bon ou mauvais état relatif d'un ensemble (ainsi l'augmentation des chances de vie dans les PVD
est-elle habituellement mise au crédit du libre-échange, alors que cette augmentation aurait pu parfaitement être obtenue par des politiques économiques et sociales de développement interne et
non de prédation du commerce mondial)
L'espérance de vie des femmes, bien plus longue que celle les hommes - en dépit de toutes les inégalités dont elles souffrent et qu'il faut combattre (
notamment par de plus grandes chances économiques pour toute notre société) - ne pourrait-elle exprimer qu'elles ont malgré tout en prenant toutes les gammes de situations en compte,
en genéral ( ce qui n'empêchent des cas pénibles, voire très douloureux) , des vies plus équilibrées , mieux suivies en matière de santé - "meilleures" peut-être -
que celles des hommes?
Tel n'est pas le cas ; on nous confirme que c'est parce que les hommes boivent et fument qu'ils vivent moins longtemps
Mais s'ils boivent et fument, est-ce leur mauvaise nature ou ne serait-ce parce qu'ils ont à compenser des difficultés, des manques, des mal-être encore plus
importants en moyenne que ceux des femmes ?
D'ailleurs l'écart entre espéreances moyennes d'existence des unes et des autres se réduit en même temps que les inégalités se réduisent un peu, c'est à dire en
même temps que les femmes vivent de plus en plus comme des hommes ( et du coup, fumeraient plus aussi ..)
Mon vilain paradoxe veut simplement dire que je suis resté sur mes interrogations quant aux rapports entre longévité, conditions masculines et
féminines de vie, sexe et stress.
Il faut croire qu'il ya effectivement dans ces différences de chances, de forces , de vitalités une affaire d'hormones...ce qui montre bien que l'identité homme/femme fait partie des mythes
et que la femme est bien la meilleure.
Vendredi 30 octobre 2009
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30
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/2009
18:04
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Par Gérard Bélorgey
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Publié dans : livres
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