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livres

J'ai relevé les échos ci-desous


1) dans

 


v   A Lire : La Course de Printemps, de Gerard Belorgey

Par Sylvain Ethiré

 

Gérard Belorgey a vécu, jeune officier, la guerre d’Algérie. Dans la Course de Printemps, il revient sur ce moment de sa vie, en adoptant une forme romancée, où, nous a-t-il précisé, la fiction entre pour un dixième, et les évènements réels pour le reste.

 

Le livre nous donne à voir (ou revoir) les dilemmes que doivent trancher, dans un sens ou dans un autre tant les militaires français, professionnels ou issus du contingent que les combattants pour l’indépendance algérienne. La légitimité, ou non, du terrorisme ou de la répression, les amitiés, les amours même qui peuvent naître ou exister entre les deux camps. Témoignage de première main, aussi bien pour celles et ceux qui ont connu cette époque que pour les générations suivantes : l’oubli est toujours mauvais conseilleur.

La Course de Printemps, Ed. Beaurepaire, 13€. Commande par mail : commande@editer-livre.com ou sur les principaux  sites web consacrés aux livres.

 

Réchauffer la banquise

Publication : Jean-Luc Gonneau Rédaction : João Silveirinho Éditorialiste : Sylvain Ethiré Conception : Jean-Christophe Frachet Humeurs : Mick et Paule, Jean-Michel Hureau, Jacques-Robert Simon Grande Reportère : Florence Bray. Dessins : Michel Hulin.

Adresse et abonnement : Le Cactus Républicain - J.L. Gonneau  - 3, avenue Vélasquez 75008 Paris

Courriel : jean-luc.gonneau@wanadoo.fr

Internet : http://www.cactus-republicain.org


2) dans Actualité de l'Histoire, juin 2009



 

3) dans La Revue Politique et Parlementaire de avril juin 2009







4) LE BQ
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 17:34
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : livres - Ecrire un commentaire
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« Sous les pas des mères » par Mounira CHATTI, Editions de l’amandier (56 bd Davout, 75020 PARIS) 2009, 458 p (20 euros).
http://mounirachatti.over-blog.com/



On attendait d’Algérie un ouvrage y dénonçant la dégradation de la condition de la femme, tant il s’agit là  d’une situation qui saute aux yeux pour quiconque s’y rend aujourd’hui : l’Algérie moderne obnubilée par sa guerre d’indépendance à laquelle les femmes ont pris une part si importante, les a pourtant recouvert d’un voile funeste, et contenu dans les bornes d’un code réactionnaire.

Mais c’est de la Tunisie, pourtant particulièrement réputée comme une société moderne où la libération de la femme fut prônée dès l’origine par le père de cette République, que nous vient un ouvrage cinglant et sans concession dans sa dénonciation de la condition féminine : « Sous les pas des mères », de Mounira Chatti.

Ce témoignage fulgurant intéressera un vaste public car s’il contient bien un essai sociologique et ethnologique, un discours sur les déchirements culturels, il est aussi un roman -c’est bien ce qui est indiqué sur sa couverture- racontant les entrelacs de plusieurs destins, de plusieurs générations, de plusieurs familles, de femmes et d’hommes : l’auteure, qui en est issue, veut les raconter autant que les analyser. Essai et roman, le livre de Mounira Chatti est uniment convainquant. On est souvent frappé non seulement par la grande maîtrise du style et de l’expression de ce premier livre, mais aussi par la force, parfois la rage, de l’interpellation de cette jeune femme : elle instruit son dossier avec une rigueur redoutable et ne laisse guère d’échappatoire à ceux qu’elle combat : les hommes crispés sur leur privilège et les défenseurs d’un islamisme blasphématoire des valeurs de l’Islam. On sent Mounira Chatti révulsée du fait que des femmes elles-mêmes pratiquent et véhiculent l’intolérance dont elles sont les premières victimes et dont elles reproduisent le moule. Elle pleure de décrire les familles brisées par des ostracismes d’un autre âge, dans un pays se délectant de son côté obscur, car elle éprouve une passion pour ces familles et ce pays auxquels elle appartient.

Mais comment ces pages seront-elles accueillies en Tunisie ? On n’ose espérer une bienvenue sans réserve pour ce livre tranchant comme une épée, qui ouvre un chemin de lucidité en dénonçant l’obscurantisme et la pourriture à éradiquer. Car enfin si l’auteure ne se trompe pas, le mal est profond (on ne le soupçonnait pas à ce point à l’égard du plus oriental des pays du Maghreb) et dès lors, comment douter de la réaction phobique des lanceurs de fatwas ?
Comment ne pas prévoir les imprécations des obsédés de la hichma, cette honte qui gouverne leur vie, entre celle qu’ils se délectent de dénoncer et celle qu’ils jouissent de couvrir comme opprobre : ces maniaques d’un honneur dont ils laissent la charge aux femmes, brandissant le drapeau de la décence en une indécence arrogante.

Mounira Chatti ose l’image des anthropophages à l’égard de ceux qu’elle accuse de faire sombrer son pays. Elle ose décrire le personnage dénommé Djemhouria (ce qui signifie la République) comme une hystérique. Elle sait donc sans doute, animée par la haine et l’amour, que son combat est périlleux.

On le voit par exemple lorsqu’elle parle du « Combattant suprême » : expression désignant le père de la nation, Habib Bourguiba, qu’elle a l’audace de critiquer – mais aussi qu’elle sait louer. Si elle écorne son image de libérateur de la femme tunisienne, elle rappelle cependant le défi historique qu’il a eu le mérite de lancer aux rétrogrades de l’Islam.

Mounira Chatti, ne reculant devant aucun tabou, souligne un aspect extrêmement grave de la société dont elle rend compte : le devoir sacré d’intolérance à l’égard des Juifs. Ce problème si préoccupant dans tous les pays musulmans est privilégié dans le cœur de l’auteure, dont on admirera l’intelligence, en plus du talent.

« Sous les pas des mères, c’est le paradis », a dit le Prophète. Le lecteur, après avoir été saisi par la dérision si amère du choix de ce titre, comprend qu’il est aussi plein de volonté d’espoir.
           


                                Jean-Yves FABERON

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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 16:09
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : livres - Ecrire un commentaire
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Jean Ferreux ** , "éditeur militant" *, comme il se nomme, vient de publier chez "Téraèdre" la maison d'édition des sciences de l'homme qu'il dirige, un petit livre très attachant, amusant, pertinent et, de surcroît, évidemment très utile :

                                " De l’écrit universitaire au texte lisible *
                                           petit essai sans prétention
                                              à l'usage non exclusif
                               des docteurs, doctorants et autres chercheurs
                             qui souhaitent trouver un lectorat élargi  pour leurs travaux

On découvrira, en se délectant souvent,  dans ces pages , à travers à l'occasion de quelques mots satiriques sur l'expression, l'édition, le logos et donc des thèmes de la recherche universitaire,
  - d'abord un précieux guide de typograhie... voire d'orthographe, de grammaire et de style
  - ensuite de judicieux conseils pour rendre intelligible au commun des honnêtes gens  ce qui est exprimé de manière réservée à des pairs
  - enfin une passion d'éditeur qui n'a jamais voulu faire du "prêt à flasher", mais qui se veut le patient guide, voire traducteur parfois,  de ses auteurs.

Merci Jean;  au nom de tous- auteurs et lecteurs - merci !

* à commander sur le site de "Téraèdre"  : http://www.teraedre.fr/
 

** Jean Ferreux, après des études de sciences politiques et sociales et des activités de gestion, s’est converti, par conviction, à celles d’enseignant, d’auteur, de chercheur et d’éditeur, en occupant, à ce dernier titre, un créneau particulier mais assez remarquable dans les publications des sciences de l’homme, en s’orientant de plus vers une certaine formation méthodologique des jeunes chercheurs universitaires.

Le tournant  très marquant du cursus de J. Ferreux intervient il y a près de vingt ans : lorsque ses recherches personnelles le portent à se convertir de l’exercice de responsabilités dans le transport international maritime, puis aérien (auxquelles le préparaient ses diplômes licence en droit, de l’IEP et de l’IAE, ainsi que son expérience de commissaire de la marine marchande) à des activités d’enseignement en Université, solidairement à des travaux et publications de chercheur auxquelles le prédisposait par ailleurs  son DEA d’Anthropologie sociale et de sociologie comparée.

Ce qu’il  apporte  dans ses enseignements tiennent notamment à son effort de faire mieux que de « transmettre un savoir », mais de co-construire, avec ses étudiants, une « connaissance » élaborée par le recours à des méthodes de dialogue unissant la présentation des matières à enseigner et la prise en compte de leurs préoccupations.
C’est aussi ce qui transparaît dans l’ensemble de ses articles et interventions, dans son travail avec de jeunes chercheurs pour les former à ce qu’ils deviennent accessibles à des publics élargis ( d'ou cet  opuscule : "De l’écrit universitaire au texte lisible" ).
Il faut également souligner le rôle de la revue dont il est le directeur de publication Cultures & Sociétés (le rédacteur en chef en étant Thierry Goguel d’Allondans) publiée (avec le concours du Centre national du livre) par « Téraèdre ». Cette revue des sciences de l’homme ( cf le site de Téraèdre  est notamment marquée par ses ramifications internationales et par la pléiade de personnalités composant son comité scientifique et ses directions de collections, dans une orchestration animée par Jean Ferreux. Il a également repris l’édition de revues de haut niveau (Chemins de formation, Entrelacs) précédemment éditées « en interne » par des laboratoires universitaires, afin de leur donner une plus grande diffusion.
En tant qu’éditeur de livres enfin, Jean Ferreux (offrant un fonds d’environ soixante titres – dont une douzaine traduits en langues étrangères : allemand, anglais, italien, portugais, espagnol, arabe – et une dizaine de publications par an) fait preuve à la fois de la volonté de rééditer des textes abandonnés par les « grands », mais toujours demandés, comme de donner leur audience à des auteurs de compétences très variées et de s’inscrire ainsi, selon sa vocation, dans une démarche de formation.

 
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 15:24
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : livres - Ecrire un commentaire
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C'est donc "l'origine de la violence" de P. Humbert qu'a couronné le prix orange du livre.
Un ouvrage que je crois avoir été, par hasard,  le premier parmi les internautes votants à discerner et dont je disais il y a quelques mois :

"Il faut, dans notre société de divertissement, où "la tyrannie du plaisir" a remplacé la dictature du père, avoir la force de lire des oeuvres qui peuvent rendre malades. Non pas ces thrillers d'autant plus vendeurs que l'horreur y est mise en page, mais ces vrais retours vers les temps d'épouvante : ceux des camps de la mort où le pire sadisme des bourreaux était de se faire relayer par des déportés tenant à sauver à tout prix leur peau. Tel est le coeur le plus dur à revivre de cette enquête d'un jeune prof retrouvant les origines de son père singulier, au croisement du destin d'une famille juive et d'une bonne société normande. Le narrateur comprend en même temps comment il a hérité à la fois de la violence et de l'insurrection contre toutes ces autres forces et formes du Mal qui marquent le monde et font la jouissance des acteurs de la haine. La clarté de l'histoire et la simplicité de l'écriture contribuent à la force de ce texte très poignant.  "

Que ce livre très fort et dur reçoive ce prix  me trouve à la fois satisfait et étonné, car jurons que, malgre, tout  il rend trop malade pour faire le best seller des plages... à moins que le public soit devenu tel qu'il puisse consommer, comme au cinéma, les horreurs avec l'orangeade et se sentir très bien après... 
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 15:11
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : livres - Ecrire un commentaire
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* Gallimard, 2008

Les ponctions de ressources et les rejets de déchets qu’engendrent démographie et croissance devraient-ils porter au malthusianisme ou aux thèses de la croissance zéro, puisque la planète se heurtera bientôt au mur écologique? La question d’ailleurs peut-elle avoir un sens,  alors que ce qui compte n’est pas dans les analyses et préconisations que tel ou tel peut faire, mais dans les comportements massifs des hommes ? Qui n’ont pas d’autre horizon que cette planète et la nature humaine dans lesquelles ils sont enfermés dès lors que l’évasion extraterrestre comme la transformation de l’organisme humain restent des vues de l’esprit. Dès lors « savoir comment la société humaine réagira aux tensions nées de l’épuisement de ses possibilités d’extension est la question centrale » que pose l’ouvrage – hors des clous des convenances éthiques et politiques - du géophysicien qu’est André Lebeau nourrissant sa recherche des responsabilités qu’il a exercées à météo France, à l’Agence spatiale européenne, au CNES et d’une culture  très diversifié en matières scientifique , sociologique, économique.

Si l’évolution est largement accessible à la prévision, les structures sociétales et internationales sont tellement formées d’héritages et porteuses de fragilités que la capacité d’extrapolation ne prémunit pas contre des crises pouvant être multiformes (de la dépression au génocide) dans la collision des instincts de reproduction, de conservation, de l’instrumentations des techniques et des forces « culturelles ».

Les premières réactions qui percent au regard de l’altération du climat (du négationnisme aux propositions de sévères disciplines et/ou à celles de sociétés plus frugales) peuvent-elles porter à des conduites collectives aptes à modifier le cours des choses ? Les rares certitudes est qu’il guère de réponse que puissent mûrir les régimes politiques existant, l’économie libérale mondiale et les fantômes d’idéologies régnant au sein des Etats nations.
 
A. Lebeau, relevant dès le stade des mesures, les aléas des appréciations des économistes, n’écarte pas la question : « La réponse à l’enfermement passe-t-elle par un changement radical de paradigme économique ( alors qu’on ne connaît aucune alternative à l’économie libérale dont la viabilité soit démontrée) ou peut-on amender l’orthodoxie libérale pour l’adapter à l’enfermement ». Et, alors qu’il n’y répond pas vraiment,  on croit pouvoir discerner son inclinaison pour l’approche d’adaptation de J. Stiglitz , lequel prend lui-même pour levier majeur le contrôle des rejets de CO2.

Dans la difficulté de faire des conjectures, il n’a d’emblée que deux certitudes : le caractère inévitable et prochain des échéances environnementales et, à raison  des limites des capacités planétaires, « l’impossibilité pour les populations pauvres d’accéder au niveau de consommation des populations riches ». Doit-on sur ce second point le suivre ou, exerçant à son égard le doute critique dont il fait lui-même méthode,  se demander jusqu’où il pourrait y avoir un renversement de l’Histoire : que le fonctionnement du monde permette que de grandes nations issues de la pauvreté trouvent les voies et moyens de se hisser au haut de l’échelle de l’inégalité en expulsant à leur profit des mieux pourvus de leurs positions acquises ? En d’autres termes,  s’il n’y pas, dans le modèle de consommation actuel place pour tour le monde au sommet, ne doit-on se demander qui sera au sommet ? Et tenir ainsi pleinement compte de la leçon de Jared Diamond **. Un auteur dont A Lebeau fait grand cas, lorsqu’il rappelle que celui-ci « identifie quatre formes de décisions désastreuses : l’incapacité d’anticiper un problème avant qu’il ne se manifeste, l’incapacité de percevoir un problème alors qu’il est présent, l’incapacité de résoudre – ou tenter de résoudre – un problème alors qu’il est perçu et  finalement, le maintien d’un système de valeurs sociales inadaptées à la situation nouvelle ».

**cf. « Effondrement - Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie », traduit de l’américain, 2006, Gallimard
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 18:42
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : livres - Ecrire un commentaire
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