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Les managers des firmes regardées comme pratiquant des "harcèlements professionnels" sont-ils responsables ?

Ce sont certainement des relais, mais des relais souvent obligés.
Les causes fondamentales sont ailleurs : la concurrence internationale, les privatisations, le besoin d'actionnaires, l'exigence des actionnaires.

 

La concurrence internationale exige la rentabilité compétitive, sans laquelle les produits et services seront importés et viendront d'ailleurs

Les privatisations sont l'outil pour obtenir cette rentabilité compétitive

Le besoin d'actionnaires est le corollaire de la privatisation

L'exigence des actionnaires est de gagner le plus d'argent possible, sinon ils placent leurs disponbilités ailleurs

 

Il y aurait-il moyen d'obtenir la rentabilité compétitive - et donc des actionnaires -  sans les harcèlements professionnels ?

Peut-être avec de la sagesse, du savoir faire  et du temps, mais les actionnaires n'attendent pas : ils ont le choix à travers le monde

Peut-être avec le recours à des financements publics, mais c'est un autre système  

 

Tandis que traumatismes, stress et drames personnels sont le résultat du système monde en vigueur

 

Pour les prévenir et les soigner,  la société a moins besoin de psy pour les salariés  et moins besoin de  se défausser de ses responsabilités sur  des managers

- que de modérer la concurrence internationale telle qu'elle est impliquée par le libre échange

- que de  pouvoir  simultanément recourir  à des financements publics, notamment  pour les besoins en fonds longs des  firmes d'intérêt national.       

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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 16:13
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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Si j'ai bien compris, l'État a offert aux propriétaires des constructions en "zones noires" ou un accord amiable pour qu'ils partent, ou la procédure d'expropriation; et il se heurte à la levée de boucliers et à l'émotion de tous ceux qui ne veulent pas voir raser la maison dans lequelle ils ont mis leur vie.

 

Mais pourquoi donc ne pas faire valoir d'emblée à ceux-ci qu'ils peuvent choisir l'expropriation éventuelle?

Cette procédure leur apporte

- non seulement la fixation du dommage sous contrôle de l'autorité judiciaire ( qui devra tenir compte des engagements de l'État  que toute la perte soit prise en charge)

- mais avant tout la validation ( ou non ) de leur obligation de partir : les déclarations d'utilité publique à prendre à cette fin devront être précédées de l'enquête classique (sur le besoin de destruction pour sécurité publique)  et la DUP elle-même, n'est-elle susceptible d'un recours pour excès de pouvoir? Tous les arguments, toutes les expertises pourraient alors venir en débat avant décision.

 

 

Il est vrai que la voie "expropriation" peut être longue, avec le risque de nouvelles catastrophes avant dénoument ? (encore que prévenus on prendrait peut-être alors plus de précautions ). Mais c'est la seule voie de la pacification s'il y a oppositions graves.

Les laxismes du passé sur les autorisations de construire ne doivent pas conduire à leur suite, comme de mauvaises compensations des erreurs qu'on a laissées se faire ,  à des solutions contestées parce qu' expéditives, alors que le droit public le plus traditionnel offre des méthodes appropriées.  

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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 15:29
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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J'ai déjà titré ainsi un billet il ya quelque temps.
il faut recommencer lorsque, succédant à des engouements inattendus d'il ya deux ans ,  l'antisarkozisme de principe tient lieu dans bien des médias, largement à gauche et à un point ridicule dans la droite frontiste,  de programme stratégique, d'autant que le Président  a plus entendu qu'on ne le dit.

- oui,  il fallait écarter la faute d'une taxe carbone française, alors que 23 pays de l'UE n'en ont pas et que c'eut été faire payer bien cher  aux entreprises et aux ménages un pas pour satisfaire des verts à tout prendre assez marginaux, tandis que la question esentielle est de savoir comment se protéger contre le dumping écologique des puissabces tierces, ce qui ne peut être obtenu qu'avec une taxe carbone aux frontières européennes, dut-ce au prix d'une crise en Europe
- oui, au prix d'une crise en Europe, s'il le faut,  il faut sauvegarder notre agriculture dont tout un pan ne peut sombrer parce que le lait allemand - par la politique déflationniste salariale de ce voisin -  parvient à être quelques centimes moins cher que le nôtre
- oui il faut moderniser par les équiibres et les justices indispensables un système de retraites qui fait partie des acquis (pour partie plus plus sociétaux que sociaux) mais par rapport à certains privilèges duquel, la vraie question de la protection sociale est dans le niveau des rémunérations, des garanties maladies, handicaps et invalidités de longue vieillesse et surtout dans les voies par lesquelles mieux assurer l'emploi...( que les syndicats et la gauche ne se trompent pas de combat)

...et si Nicolas Sarkozy  trouvait ces voies dans un ralliement à la part de protectionnisme commercial nécessaire,  il pourrait devenir aux yeux de beaucoup, malgré tout ce par quoi il apparaît à bien d'autres comme un partisan irritant d'une classe soiale, l'homme de la situation.

Mais cette conversion stratégique est précisément ce que son entourage néo-libéral classique ne veut pas. Et  c'est bien là l'un des noeuds  par lesquels se tendent les concurrences au sein de la droite (cf notre billet suivant)             
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 16:07
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité
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Le plus marquant, mais sans doute le moins remarqué, des commentaires sur les régionales est cet article de Gérard Courtois dans Le Monde du 16 mars décrivant le retour en force de la droite aux prochaines régionales, sur la base des mêmes votes, mais par le miracle de l'application de la réforme territoriale : ce mode de scrutin pour l'élection des "conseillers territoriaux" au niveau des cantons avec prime  aux listes venant en tête dans un scrutin majoritaire à un tour...G. Courtois semble escompter que ce texte sera amendé. Par quel autre miracle - la liquidation de la TP n'est elle finalement passée -  alors que la majorité fait ce qu'elle veut ? Ce qu'il décrit donc comme une "arnaque démocratique" est  quasiment garanti .

De même qu'est garantie l'illusion de la viabilité économique et sociale d'une alternative socialiste à la politique libérale mondiale du pouvoir en place. Se croyant fort de sa chance de grand chelem régional ( encore que des surprises soient bien possibles dimanche ), le PS va à son étape de mai prochain pour proposer son " nouveau modèle de développement ". Un triomphe de la langue de bois  pro-européenne que piloterait d'ailleurs  le candidat  Moscovici à la Présidence de la République.

J'ai essayé de travailler dans des groupes d'études de base à cette "plateforme". Il était impossible d'y faire entendre des voix ayant dépassé le stade du conformisme jospinien ayant privatisé l'économie et obéi à Bruxelles.

Toute idée
...
- d'infléchir significativement les voies de l'investissement en relayant largement l'investissement privé qui se nourrit nécessairement  de grandes inégalités,  par un investissement public à financer par une renaissance de l'impôt et qui devrait s'employer non pour des sauvetages mais sur les secteurs rentables (  l'État doit être un bon capitaliste)
- d'introduire une dose ( tout à fait négociable au plan international)  de protection des activités européennes et françaises à l'encontre des importations des pays à bas coûts de revient ( l'État doit être un vrai garant des emplois français )
- de changer évidemment d'Europe (  l'Etat ne peut partager le pouvoir qu'avec les Nations dont niveaux et types de vie ressemblent aux nôtres) 

...se heurtait à l'intransigeance de ceux considérant que le socialisme devait être réformiste et universel et non  pas imaginatif et soucieux de l'intérêt national
 
...au mieux, rencontrait la résignation de la plupart des participants se consolant de
leur scepticisme stratégique par la perspective que leur  programme puisse au moins prescrire des remèdes légitimes, coûteux et sympathiques en faveur des déshérités. 

Je suis parti en laissant des "opinions divergentes" qui n'ont naturellement pas été prises en compte;  et je pense que la gauche même du parti  naturellement portée à exprimer les besoins et les attentes de ceux qui souffrent et de trouver des leviers économiques qui satisfont des préoccupations humaines  ( comme le developpement de la consommation des plus modestes ), ainsi trop fascinée par le "social" , ne saura pas exiger une stratégie économique interne et internationale qui permette ce "social" . 

Je crois hélas que bons sentiments, encensement rituel des valeurs partagées, en fait absence de droit d'inventaire sur les fantastiques erreurs des passés marqués par  Mitterrand,  Rocard (oui, aussi), Hollande  et vieilles recettes asaisonnées à l'écologie du jour, fausses novations, surtout de style,  qu'aiment spécialement des quadra ou quinqua,  vont conduire à un "pot pourri" de sincères ( sans doute) illusions vendables à l'électorat  .

Ce bouillon permettra peut-être à ce parti d'emporter de prochaines échéances nationales, mais lui garantira l'échec à laquelle est promise toute gestion se soumettant  d'emblée à l'ordre actuel du monde.

J'oserai ajouter que par rapport à ces voies d'illusions,  il peut y avoir
dans une tête comme celle de N. Sarkozy - si elles dépassaient le stade verbal - des idées plus fécondes  (certes inspirées par le goût du pouvoir à tout prix, mais n'est-ce le cas pour tous  les politiques, même s'ils sont moins portés que lui à le montrer tous les jours ?) et qu'en comparaison avec nos "démocrates",  un Obama ( qui a le courage de se faire protectionniste quand il faut sauver les emplois américains)  vaut bien mieux pour ses concitoyens que nos belles âmes impuissantes pour les nôtres.              
   
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 14:05
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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Entre considérations régionales et leçons nationales, démonstrations partisanes et interrogations citoyennes, les commentaires de cette nuit sur le premier tour ont complètement laissé dans l'ombre la compréhension des causes fondamentales du malaise français que traduisent l'abstention, la timidité du soutien réel mais amoindri par celle-ci  aux sortants socialistes, le recul de la droite parlementaire,  l'échappée intellectuelle vers l'écologie,  la remontée du FN. Il n'y a eu que sa porte parole pour stigmatiser la destruction des activités nationales par le libre échange européen.

Certes l'échelon régional n'est pas celui de ces débats stratégiques puisque les Régions n'ont aucune maîtrise de ces facteurs généraux de l'emploi , mais seulement parfois une fonction de contributrices à des pansements. Mais dès lors que les échanges de vues excédaient les enjeux pratiques régionaux, pour chercher des explications de politique nationale, pourquoi ce silence ?

Hélas, parce que les formations politiques classiques de la droite parlementaire à quasiment toute la gauche n'ont pas de divergence dans leur acceptation ou leur résignation envers ce système monde. Silence écologique aussi et silence encore dans les explications que le Modem donne à son échec. Si ce Centre trouvait une spécificité à son originalité dans une réflexion sur la  question du besoin de protection commerciale -  sans l'embarbouiller dans les considérations habituelles de la gauche sur l'injustice sociale ( celle-ci ne voyant pas ou ne disant pas que l'injustice sociale est assurée par l'absence de garantie commerciale) et de la droite sur les besoins de réformes rigoureuses internes ( puisque les excès de celles-ci sont la conséquence obligatoire de notre ouverture démesurée aux  concurrences externes) -  peut-être F. Bayrou, aussi libéral qu'il fut, trouverait-il les moyens de tracer sa route  :  de recueillir les voix de ceux qui refusent à la fois la bipolarisation nationale et la mondialisation sauvage et qu'il ne laisserait pas au FN le bénéfice de cette conscience et de cette critique ?

Personne ne pourra s'assurer un raisonnable et efficace gouvernement des Français aussi longtemps qu'on ne prendra pas en compte leur bon sens et que l'on n'apportera pas réponse aux motifs de leurs colères ou de leur désenchantement : notre abandon à des règles du jeu commerciales mondiales qui sont suicidaires pour notre pays.

C'est le chaînon manquant de toutes les analyses politiques.     
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 10:34
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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