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Il faut s'arracher aux points secondaires des arguments échangés  entre les parties aussi bien sur les affaires - dont l'apparition dans les circonstances actuelles brouille en réalité les débats de fond - que sur les questions de politique sociale ( la réforme des retraites) ,  budgétaire (les coupures de crédits) et économique  ( la  continuité de l'application du modèle européen)  pour comprendre l'essentiel des  enjeux et des postures de chacun.

 

Ce qui ressort de plus clair des réponses de N. Sarkozy au malheureux D. Pujada - lui ayant servi des questions un peu provocantes utiles à faire venir ce que le président voulait dire, mais n'ayant contré aucune de ses  plus contestables assertions ( par exemple sous estimation du  chômage réel; surestimation des impositions françaises; effets positifs des réformes accomplies, etc. ) - est que l'homme ressent et exprime avec conviction  une vision schématique de la société française.

 
Cette vision  semble bien emporter que  dans le monde de la compétition internationale, il faille

- d'une part que les riches puissent tirer l'économie et donc conduire  la politique, 

- d'autre part que les entreprises soient  allégées  de charges sociales et fiscales  autant - dans les rapports de forces existants - qu'il est possible 

 

Voilà ce qui s'obtient

- d'abord en faisant  plutôt payer ces charges par les ménages ( sauf par les plus aisés  dont les facultés motrices et d'ensemencement  doivent être protégées),

- ensuite  en  supprimant des dépenses  dont - dès lors qu'on a besoin d'un effet massif - bénéficient au premier chef les plus modestes et les classes moyennes, les autres économies (marginales) ayant le rôle de produire en fausses fenêtres,  des  effets d'image.

 

Cette vue simplificatrice  devient  en fait simpliste dès lors qu'elle ne distingue pas entre les "riches" se conduisant de manières utiles et les autres, entre les entreprises fortement exposées à la concurrence mondiale et les autres, entre les équilibres comptables à court /moyen terme  ( dont la recherche commande essentiellement la réforme des retraites) et les transactions sur la durée  qqui pourraient rechercher une part  significative d'équité. C'est ainsi que le modèle social qui s'installe est celui d'une socitéé fonctionnant ouvertement par l'inégalité (c'est son carburant) et l'engendrant de manière récurrente (c'est son cercle vicieux que des économistes classiques  appellent "cercle vertueux"). 

 

Le simplisme économique  paraît  bien inspirer un président de combat se considérant manifestement comme mandaté par sa classe pour faire prévaloir ces vues au moyen de techniques de contrôleur de gestion, juste modérées par quelques précautions électorales regardées comme insuffisantes par une partie de la droite elle-même.  

 

Mais ce simplisme est celui de la mode européenne. Il est à l'oeuvre partout : en Allemagne, en Espagne, en Grèce, en Grande Bretagne, etc. Il inspire certes l'antipathie, surtout accompagné de pratiques légales ou paralégales en faveur des soutiens du pouvoir.  Ce simplisme répond à la logique du monde du libre-échange dans lequel on consent à la domination - voire à la prédation - des sociétés ayant tenté de maintenir un compromis social par les économies fondant leur puissance sur la faiblesse dérisoire (l'Asie)   ou sur  la  réduction drastique ( le modèle anglo saxon germanique)  de leurs coûts sociaux, publics  et fiscaux.

 

Et comment peut-on dès lors entendre avec confiance la critique sympathique qui provient de la gauche  ? Ce qui  ressort en plus clair de ses commentaires est qu'il existe des réponses socialement mieux équilibrées au besoin de financement des régimes sociaux et qu'une politique de la demande serait meilleure qu'une politique de restrictions budgétaires pour assurer l'emploi. Mais financer avec équité les besoins de ressources sociales, améliorer les pouvoirs d'achat

- d'une part pèserait évidemment sur les coûts, ce qui serait vite incompatible avec  la compétition mondiale et européenne par les prix, pesant sur tous les produits et non seulement sur les produits de main d'oeuvre, avec le système  résultant et de l'intégration et de l'ouverture européenne à l'égard de pays à bas coût de revient recherchant leur croissance plus dans les débouchés d'exportations que dans leurs marchés intérieurs;

- d'autre part, au vu d'une demande amplifiée, en  renforcerait la satisfaction  par des offres externes plus compétitives que les nôtres.

En bref la recherche de l'équité et le soutien de l'économie par la demande interne ne peuvent être employés  sans risques majeurs  dès lors qu'il n'existe pas - sans préjudice des besoins de protection contre les spéculations financières - une part de protections commerciales. Et, certes, ces protections commerciales conduisant à renchérir une part correspondante de produits de consommation , toute politique faisant une place au protectionnisme doit faire une place compensatrice à un soutien du pouvoir d'achat populaire, soutien qui est, réciproquement,  inadéquat, sinon impossible, en économie libérale ouverte.  

 

Ainsi la logique - mais il la caricature un peu - est du côté de N. Sarkozy dès lors que le libre échange international condamne pour survivre à la régression sociale. Une autre logique ne pourrait venir aux côtés de M. Aubry qu'au prix de l'affichage d'un changement de stratégie socialiste : la reconnaissance d'un besoin de protections commerciales européennes et, par divers procédés concevables, au sein de l'U.E. elle-même,  de la France et/ou  d'un noyau de pays socialement avancés .

Ce n'est malheureusement pas le ton du  socialisme européen . Dans un texte datant de quelques jours  " Pour une relance progressiste du projet européen", SPD et PS reviennent certes sur le besoin d"une harmonisation fiscale et sociale, mais ne touchent pas un mot des besoins de protections commerciales pour assurer l'emploi et la capacité de politiques sociales ! Est-ce une manière de faire réfléchir leurs concitoyens, de préparer des évolutions de l'opinion ?  Celle-ci est inconsciente. Pour en juger, il suffit d'écouter les interpellations des Français envers les personnalités politiques et autres lors des émissions à cette fin. La question des protections commerciales n'est quasiment jamais posée. Elle reste un tabou, au bénéfice des errements sur les affaires (ainsi Mr Estrosi en ligne s'est vu moins interrogé sur la relation entre l'état de l'industrie et les relations commerciales mondiales que sur ces affaires  jouant un regrettable rôle d'écran de fumée et dispensant hélas l'opposition de traiter , elle, des vraies questions  non seulement de la souffrance sociale et de réformes  idéales,  mais de la stratégie économique. La politique ne doit pas seulement être procès d'adversaire,  compassion pour les pauvres et propositions sympathiques,; elle doit être  prospective de faisabilité  de mise en oeuvre d'autres convictions.

 

De quelque côté qu'on se tourne; du moins  vers les grandes formations politiques,   on attend toujours pour la France un projet solide et non caricaturé par les idéologies ( oh non, elles ne sont pas mortes...) des uns ou des autres.

 

Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 09:22
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité
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Tout en se tenant dans le cadre des positions de principe du PS sur les retraites, Laurent Fabius, a su, hier - comme il en a le talent et la mesure - trouver la bonne formulation  de synthèse : une réforme injuste et inefficace, comme l'explicitait notre précédente chronique.

"Injuste"/ "Inefficace"
couple d'adjectifs qui pourrait être regardé comme  la signature de bien des réformes depuis quelques années. Pour le vérifier, il suffirait de faire l'analyse du contenu et des résultats de chacune d'entre elles, en en voyant , derrière les images parfois séduisantes, la réelle portée sur les hommes et sur les choses.

Pour autant la question que l'on doit se poser est de savoir si ce qui paraît juste serait pour autant efficace
. Or c'est le pas - la pétition de principe - que franchissent sans trop s'embarrasser de réflexions utiles - les critiques du pouvoir et promoteurs d'une  "autre politique" dans laquelle la qualité sociale serait la garantie de l'efficacité économique.

 

Il faut les inviter à tenir compte des conditions nécessaires à l'efficacité de la justice sociale. Telle ambition de justice ne conduirait qu'aux impasses si le champ de la France n'est pas, au prix de l'adoption d'une nouvelle stratégie dans les relations commerciales internationales,   à l'abri des concurrences mondiales par les prix qui condamnent à l'échec  toute tentative d'équité et de réduction des inégalités. 

    

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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 09:02
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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On a la santé qu'on peut. Une Monnaie utile ou l'euro 2O16. Quand on préfère construire  plus de stades plutôt que des logements sociaux ( et ne me dites pas qu'on peut faire les deux... on manquerait moins des seconds.. ), c'est que la société (chacun de vous et vos chefs qui en sont heureux et sont là pour en rajouter) , a choisi la fuite vers le corps.

 

Le corps excessif  du sportif à tous crins, le corps secoué d'instincts du spectateur des stades, le corps protégé par tous les principes de précaution de la terre plus que par les capacités et la précision d'action hospitalières, le corps délivré des risques de l'amour par les contraceptifs remboursés, le corps  rêvant des performances gymnastiques chronométrées et sexuelles  aseptisées, le corps  de compétition des hommes et des chevaux offerts aux books de tous pays, le corps en formation  des élèves qui auront des après midi entières pour le sport comme univers de compensation de tout ce qu'ils manqueront de n'avoir pas d'autres ouvertures et horizons ( parce que c'est bien trop coûteux et dangereux)  et dont on fera décidément les électeurs  heureux d'une démocratie où il n'y aura jamais, pour la majorité citoyenne  - à laquelle tous les leaders d'opinion et capteurs de voix  qui veulent se faire bien voir,   vantent le même corps et les mêmes sports ,    d'autres enjeux sérieux que ce corps et ces sports pour masquer tout le reste, pour devenir des inconscients soumis  et attendre leur fin quanf ils  seront tous vaincus, étonnés de la défection de leurs corps, des fumées de leurs vies, en bref quand leur seule valeur  sera fanée et qu'ils mourront oubliés et guéris. 


Post scriptum : je n'en ai pas cru mes oreilles. Après avoir écrit ce papier  , j'ai entendu que le Président de la République Française avait osé dire : "pour nous, la réponse à la crise c'est le sport". Comme un magazine féminin dirait que la réponse à la crise c'est l'amour ou une feuille de gastronomie que c'est de bien choisir ses plats, ou Castorama que c'est le bricolage. Mais comme c'est au nom de tous les Français : "pour nous" , pour nous tous, c'est évidemment plus massif et sérieux. D'ailleurs le chef de l'État n'incantait pas - bien qu'il exultât : il constatait un fait de société sur lequel il s'appuie avec l'immense satisfaction d'en bénéficier et qu'il ne peut dissmuler. C'est trop beau, trop facile, presque.

 

Aussi, nos observations visent plus nos compatriotes que leur Président. La  place qu'ils donnent aux sports exprime aussi leur part de légitimisme ( pour Sarlozy aujourd'hui, comme pour d'autres hiers). Le raccourci de N. Sarkozy  est génial. Le pays et lui se rassemblent  dans le sport qui les fait se ressembler. C'est plus qu"un divertissement ; c'est un mode d'existence et de non pensée contestataire ou simplement novatrice.


Je propose que  sujets d'examen pour les bac, les épreuves universitaires d'économie, de sociologie, de sciences politiques, etc. comportent  : Que pensez vous de la formule , "le sport c'est la réponse à la crise" ?    Et que les candidats  ne nous expliquent pas que cette  réponse est, comme l"amour, la gastronomie ou le bricolage,  plutôt hors sujet par rapport à  la question ( la crise),  que c'est stupide, que c'est sans rapport, que c'est une rigolade ; tout cela  vaudrait zéro. Car la formule est totalement logique et vérifiée : scientifique, quoi ! C'est tout à fait sérieux : non seulement il y a toutes les retombées économiques du sport , mais encore l'essentiel du positif est psychique. Si le sport permet de ne plus sentir la crise ou de plus la faire sentir autant grâce au battage médiatique, c'est bien pour nous - enfin pour les gogos -  une réponse politique à cette crise. Un bel aveu présidentiel. Une belle manière de dire ausi : il n'y a pas de réponse stratégique à la crise; il n'y a que des bons faux semblants.  En tous cas la réponse à crise , qu'on se le tienne pour dit , ce n'est pas la réforme, encore moins bien sûr la révolution,  pas la réflexion;  c'est l'exercice, la compétition et la spectacle pour tous, vieux; bébés, handicapés inclus  et d'ailleurs on a déjà  des épreuves pour tous ces marginaux qui doivent tenir leur place comme spectateurs ou cobayes au moins. Il faut,  grâce aux jeux du cirque, que personne n'échappe d'appartenir au grand orchestre du consentement aux injustices, au grand orchestre  de l'aveuglement  envers  la ruine qui vient pour ces "idiots du village global" que nous sommes. Voilà le meilleur des mondes en place , en attendant la suite de sa colonisation par des fûtés d'ailleurs qui savent eux que la manière dont nous répondons à la crise est leur opportunité  pour s'emparer de l'univers.                           

                   

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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 16:33
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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Ce que désigne le terme  « burqua » est en fait un épaisse cage grillagée  derrière laquelle le regard est lui-même enfermé et la personne invisible comme sous un casque à visière de moto. L’emploi du vocable connoté taliban permet un amalgame : sont placés dans la même opprobre le foulard mobile pouvant sous le capuchon de djellaba prendre place ou non sur le bas du visage, le niqab ne laissant que les yeux apparents, le haïk porté de manière biblique tantôt ouvert sur la face, tantôt retenu en travers de celle-ci ; seul le hijab ne couvrant que les cheveux semble  pour l’instant pouvoir être toléré (sauf, en tant que signe religieux,  en milieu scolaire !).  Si la France est le seul pays d’Europe, avec la Belgique (qui n’est guère un modèle de bonnes relations entre commuautés !) à s’engager dans la proscrition générale de ce qui couvre le visage, c’est que ses gouvernants ne paraissent pas vouloir traiter la question avec raison (s’il en était ainsi, il suffirait de suivre l’avis du Conseil d’État), mais, à l’inverse,  la régler avec passion pour avoir (quelle aubaine ne coûtant rien) le bénéfice politique de donner satisfaction à l’allergie qui, de la clientèle du  FN à celle du  PC, traverse l’opinion choquée par  cette pratique (circonscrite à 2000 cas ?). Elle symbolise en effet ce qui est ressenti comme une inadmissible domination masculine sur des femmes  contraintes à porter ce qui est de surcroît vu comme un signe religieux puritain provocateur. Et il est vrai que le voile est un « marqueur », d’ailleurs parfois volontairement affiché pour répliquer à la permissivité occidentale par  le signe d’une décence faisant partie des valeurs d’opposition  de l’Islam. Et c’est exactement ce que bien de nos contemporains ne peuvent pas supporter, pas plus que les tenues traditionnelles obsolètes des religieuses et des curés, convaincus qu’ils sont du droit imprescriptible à la liberté des corps et des mœurs ; aussi conçoivent-ils  parfaitement que la femme soit dans notre société bien fréquemment sous la plus ou moins agréable aliénation d’être appréciée comme objet sexuel, mais ne peuvent-ils admettre qu’elle subisse la servitude d’être dérobée aux regards. Et bien entendu, ce conflit fondamental qui relève de la socio-analyse du semi inconscient collectif  est camouflé sous les respectables motifs d’assurer la dignité des femmes et la sécurité des personnes. L’Empire, lui - qui faisait richesses et attraits de la diversité vestimentaire  et culturelle  de ses peuples  - était autrement tolérant. Les «indigènes de la République» ont changé d’oppression en changeant de continent.

 

Le texte de loi - on le connaît  - est prêt, ce qui raflera en première levée de cartes  les approbations  de tous ceux qui veulent stigmatiser l'Islam. Mais le jeu de billard va plus loin : que le Dieu des chrétiens fasse que le Conseil Constitutionnel sanctionne peu ou prou le projet. Sans s'attarder à la question de savoir si le réferendum a été conçu pour traiter de l'organisation des pouvoirs ou des  vraies questions de société, on considérera que "c'en est une" - quitte à détourner la procédure référendaire de son esprit français pour l'aligner sur l'utilisation ponctuelle et sur l'esprit hélvétique de la consultation sur les minarets .  On écartera bien sûr la procédure de  révision constitutionnelle par passage en Congrès (  interdire le voile est plus populaire qu'approuver le traité de Lisbonne) pour pouvoir aller ,  après un nouveau round payant devant chaque assemblée, interpeller le peuple qui - comme disait Bernanos - "adore qu'on lui souffle entre les cuisses"... Au passage on aura donné raison et satisfaction à la base populaire contre les les intellos et les juges qui en prendront plein la figure, ce qui fera plaisir à beaucoup. Tout bonus partout.

 

Grande vicieuse opération - un vieux gaulliste ne pouvant se rallier ni à droite ni à gauche me disait autrefois, en employant en vérité des termes plus crus,  " en fait je n'ai jamais pu choisir entre les vicieux et les maladroits " - qui, évidemment  ne traite aucun problème de la France.  Pendant ce temps,   les sociaux-libéraux  se chargent , à côté de bonnes propositions de recettes supplémentaires indispensables pour financer les retraites  , de défendre eux, un âge fétiche et illusoire à des Français qui n'en veulent même plus : études et sondages commencent à montrer que ceux-ci sont conscients du besoin  de bouger les curseurs d'âge et de durée entre vie professionelle et cessation d'activités; et ceci au moment même où la représentante de l'opposition s'acharne sur un déni de réalité démographique et n'y gagnera rien ni,   aujourd'hui,  en clientèle, ni,  si elle venait aux affaires, en intelligence  de gestion . Oui, il faut souhaiter  effectivement la retraite à soixante ans ... pour Martine Aubry.  Car la bonne posture - tactique et pédagogique ( et non dogmatique et démagogique) - n'était-elle pas de dire : "Nous comprenons, nous acceptons des mesures démographiques si des recettes supplémentaires  en rapportent autant". C'eut  été un pas dans la politique française, en même temps qu'une leçon pour le pouvoir lui-même, mais c'est manqué.  Le coup de la Burqua , lui , il est réussi.

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 18:34
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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Tout ce que les dévots et profiteurs de l'Europe, du libre échange et de la rigueur sociale voudraient cacher est bien révélé par la crise grecque et ses contagions.


- c'est la libre circulation des capitaux en même temps que la concurrence sur les biens et services par les prix qui a conduit à la ruine grecque, comme à la grande crise dont nous avons toujours bien montré qu'elle était dans le produit  logique inévitable du système économique mondial


- le traitement de cette crise par des injections de liquidés d'État relayant les injections spéculatives des systèmes bancaires est une erreur complète qui a paru revenir au progrès du keynésianisme, alors que les techniques du keynésianisme sont inutilisables en économie ouverte et, pire, perverses


- leur contre-coup est de conduire aux endettements insupportables qu'il est impossible de gérer par les moyens qui furent traditionnels de la dévaluation, du contrôle des changes et des protections commerciales


- ainsi, les pays piégés ne peuvent sortir de leurs abîmes que par la recherche de liquidités qui ne leur donneront pas la solvabilité parce que celle-ci ne pourrait s'acquérir que par un rebond des économies nationales

 

-rebond qu'exclut l'attaque à la hache, selon les diktats de l'UE et du FMI  de la demande par les réductions de pouvoir d'achat des populations prisonnières de l'Europe


-  Il faudrait une dévaluation européenne qui, ne pouvant provenir   d'une décision politique,  est assurée par le jeu du marché et qui pourrait d'ailleurs conduire un pays comme l'Allemagne à choisir lui de sortir de l'euro 

 

- en fait, faute d'une dose sérieuse de protectionnisme et de contrôle des mouvments de capitaux,  la dépréciation de la monnaie européenne  devrait aller très loin pour compenser par elle-même la mise en compétition des pays "normaux" avec les économies prédatrices des pays à  monnaie faible et à niveaux sociaux inadmissibles

 

Le résultat , d'affrontements entre nantis et victimes,  est bien aujourd'hui comme l'exprime, pour une fois  avec pertinence "Alternatives Économiques" qui est bien obligée de voir qu'il n'y a que les régressions sociales comme système d'équilibre de l'Europe libre-échangiste ( et c'est pourquoi tous les gouvernements droitiers y sont attachés) que "   Les Etats, qui ont sauvé la finance d'elle-même il y a quelques mois, se retrouvent accusés de mauvaise gestion par les agences de notation. Et les marchés profitent de la crise qu'ils ont provoquée pour s'attaquer à la protection sociale… ".

 

Mais tout cela n'est que descriptif des enchaînements libéraux. Les remèdes sont à trouver dans l'analyse que nous venons de publier de Jacques Sapir.

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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 18:06
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
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