Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Partager

actualité

Un papier du Monde électronique : Murakami à Versailles : audace ou sacrilège ?

Au-delà de la querelle rituelle des anciens et des modernes, l'exposition de l'artiste japonais dans le temple du classicisme est un impitoyable révélateur des impertinences et des impasses de l'art contemporain.

"Vive l'insolence et l'insolite contre puritains et puristes !" Pour Marc Jimenez, l'éphémère sacrilège versaillais ne porte guère à conséquence.

Au contraire, répond Marc Fumaroli, "cette exposition touche à notre idée de l'Etat et de ses serviteurs, à notre conception du patrimoine national et de ses conservateurs, et à notre philosophie des rapports que les uns et les autres se doivent d'entretenir avec le secteur privé et avec le marché de la culture de masse". Le paradoxe le plus cruel, dans cette affaire, ajoute Pierre Wat, est que l'on a le sentiment que "les institutions culturelles vendent la corde avec laquelle elles seront pendues : celle de l'événement contre le regard, de l'immédiat contre la durée. Cette démarche, certes logique dans un monde dans lequel la culture est, elle aussi, soumise au marché, va à l'encontre de la plupart des pratiques artistiques, et de l'éducation de l'œil que celles-ci exigent en réalité".

"Mon art ne cherche pas à bafouer la tradition, tempère Takashi Murakami. (…) En alliant techniques traditionnelles et images contemporaines, mon ambition est de jeter un pont entre le passé et l'avenir. (…) Aussi, je considère que mon public n'est pas ici et maintenant, mais dans les années qui suivront ma mort. Je me plais à imaginer que dans cent ou deux cents ans, (…) il percevra quelque chose de l'essence du XXIe siècle et rattrapera les fils de cette tapisserie que nous n'en finissons pas de tisser."

01.10 | 15h17

 

Ecrire un commentaire
Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 17:34
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
0

Que reste-t-il de la responsabilité d’un gouvernement devant ses électeurs lorsqu'il n'y  pas superposition  des périmètres entre lesquels d’une part  au niveau national,  le pouvoir est dévolu  et, d’autre part,  celui auquel, au niveau de vingt sept pays réunis par une construction confuse,   ce pouvoir s’exerce ?    Pas grand chose dès lors  que tous les jours  l’Europe dépasse les bornes.  Car sa Commission les dépasse bien sinon ( on peut en débattre) du point de vue juridique,  du moins à l’évidence de ce que l’on ressent comme logique  ou raisonnable.

 

Le gouvernement français n’a pas accompli une bonne action en désignant expréssement un moment les Roms comme objet de mesures policières  (parce que cette désignation est contraire à la constitution française qui interdit des discriminations  selon l’origine ), mais il est resté dans sa compétence à l’égard de populations roumaines  ne bénéficiant pas encore, selon les traités,   de la  pleine liberté d’installation ; surtout, alors même qu’on n’approuve pas la ligne adoptée par les autorités publiques françaises, on doit reconnaître, comme le pensent à l’évidence beaucoup de nos compatriotes,  que c’est de leur pleine responsabilité politique : c’est donc  à notre gouvernement de l’assurer, sans être désaisi par l’autorité administrative européenne. Et si certains se réjouissent de cette intrusion européenne qui paraît dans le sens des droits de l'homme qu'ils prennent  garde à ce qu'elle va rallier bien des gens à la ligne du Président de la République.

 

Compenser par une taxe sur les télevisions privées le fait de retirer les télévision publiques du marché publicitaire audiovisuel est une mesure équilibrée, alors même que l’on peut, le cas échéant,  critiquer la décision de base  et l’idée, en compensation, de péréquer ainsi forfaitairement des ressources que le marché distribuait  par lui-même lorsque le recours à la publicité était ouvert à toutes. Quoi que puisse dire une directive, apprécier cette affaire d’ordre national ne relève d’aucune compétence économique européenne,  ni de juste répartition de ressources entre opérateurs qui seraient de différentes nationalités, ni de vigilance pour une bonne concurrence .

 

Quant à la prétention de l’Union - malheureusement inspirée aussi par nos propres gouvernants de contrôler les équilibres de  nos lois de Finances et de frapper de sanction  une Nation dont le budget n’évoluerait pa « bien », c’est l’extension abusive des disciplines liées à l ‘euro, ce qui ôte en fait à chaque gouvernement, au delà de la lettre des traités,  sa responsabilité historique  démocratique fondamentale devant ses électeurs  d’arrêter les impôts et de déterminer les dépenses…, si difficile habilitation que les gouvernements sont devenus complices du dessaisissement  de leur propre État.


On pourrait multiplier les exemples : l’Europe ne fait pas ce qu’elle devrait : l’expansion ;  et elle fait ce qu’elle ne devrait pas : l’ingérence. Un déni de démocratie ? La Commission est certes ainsi un contre pouvoir, mais alors qu’il faudrait des contre pouvoirs internes et légitimes , elle est un contre pouvoir externe dont l’habilitation est trop sophistiquée pour être acceptable par les citoyens , d’autant qu’il n’y a aucun moyen d’engager la responsabilité de ce contre-pouvoir là.

 

Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 16:54
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité
0

Alors même  que la réforme en cours des retraites est injuste et insuffisamment efficace, qu’il y a, au moins pour une part, des possibilités de financement plus équitable alternatif (cf. notamment le site http://www.unmondedavance.eu) , c’est une faute pédagogique et économique de porter l’opinion à penser et soutenir qu’il est normal et possible de s’arrêter de travailler à 6O ans – ce qui n’est pertinent que dans les cas de carrière longue, de pénibilité  ou des femmes chargées de famille importante – et/ou  de cotiser sur des périodes  insuffisantes par rapport aux besoins.

 

Alors même que des mesures ciblées - à l’encontre de minorités mal soutenues comme les roms ou stigmatisées comme certains immigrés, ou désignées comme exécrables symboles telles les femmes voilées -  méritent condamnation, les excès de commentaires assimilatifs avec les politiques de Vichy sont contre-productives ;  et le pouvoir se taille aisément une bonne cote chez tous ceux qu’insupporte notre dépendance envers  Bruxelles,  en réagissant contre des propos européens déplacés ; de surcroît il  gagne à cette contestation énergique et ponctuelle de l’Europe un alibi à ne pas critiquer sérieusement par ailleurs les politiques de l’Union, les implications de ce traité de Lisbonne que, par peur des citoyens, il a fait adopter par le Congrès, d’avoir consenti à l’élargissement intempestif à l’Est d’une communauté qui a perdu toute homogénéité et cohérence et dont les choix stratégiques économiques libre échangistes constituent les vrais problèmes non traités et masqués comme  d’habitude par l’actualité.

 

Alors même que la confusion des fonctions de trésorier d’une formation politique et de mandats ministériels est inadmissible, la tentative d’un hallali à l’égard d’une personnalité qui a commis cette erreur aboutit à qualifier  a priori en abus de fonction  une série d’actes dont chacun appelle un examen pouvant parfaitement aboutir à le justifier ( une cellule administrative spécialisée a toujours, sous tous les ministres,  traité et mis au point des transactions sur les gros redressements fiscaux ;  les cessions de portions de domaines publics comme celle en forêt de Compiègne  imposent une procédure, pas nécessairement une loi ;  soutenir une demande une légion d’honneur pour des relations est peut-être une mauvaise habitude,  mais n’a jamais été un forfait , etc.).

 

Tout ceci pour dire que les tactiques actuelles  de harcèlement du pouvoir par des oppositions ne sont pas, à nos yeux, les plus fondées ni, malgré les apparences, tactiquement les meilleures et pourraient bien conduire - compte tenu d’une opinion qui est très partagée mais dont une part importante n’est pas vraiment  opposée  à ce qui se fait - à des boomerangs en faveur de la famille politique qui est aux affaires.

 

D’autant que si le chef de l’état ne bénéficie pas de sondages favorables à sa présentation aux prochaines présidentielles, la droite a bien d’autres fers au feu :

- celui de l'élu qui brigue la conduite hyper droitière de l’UMP;

- celui du gestionnaire du gouvernement  dont la modération BCBG est séduisante ;

- comme celle d’un  profil féminin, énergique et  libéral,  en charge des finances,  exprimant un courant dont les convictions économiques et sociales sont sans doute, à tout prendre, encore plus conformistes au regard de l’ordre mondial qui nous écrase,  que celles du chef actuel de l’État, desservi par son style, mais se voulant apte à se battre pour l’intérêt national  ;

- celui discret, mais sans doute susceptible d’être fédérateur,  d’un président du Sénat illustrant la France profonde, à la tête du seul pouvoir de la République ne dépendant pas des clivages des élections jumelées présidentielle et législative et sachant utiliser en sa haute assemblée un pluralisme indispensable allant jusqu’à ces centrismes  où couvent aussi divers possibles prétendants.

 

C’est à la raison et au sérieux qu’il faut donc appeler les oppositions si l’on souhaite qu’elles aient des chances un jour de succès. Et aussi à  ce qu’elles expliquent enfin par quelle stratégie économique protectrice d’un  modèle social français elles entendent pouvoir garantir  des facultés d’avenir  à celui-ci, autrement que par la redistribution – aussi sympathique qu’insuffisante - et la dépense publique – ne servant pas à grand chose si l’économie n’est pas un peu protégée  ?

Ecrire un commentaire
Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 15:56
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
0

je ne suis ni un extremiste, ni un xénophobe, ni un intrégriste. mais j'ai signé la pétition hélas pilotée par "français de souche" lancée contre cette exposition et d'autres initiatives du même esprit  . Le savoir faire et le savoir vivre c'est d"'unir ce qui a des facteurs communs ou des consonances. il n'est pas d'art sans discipline et sans une part d'auto censure. C'est méconnaître l'une et l'autre que faire l"alliance plus provocatrice que féconde -et je ne vois pas créatrice en quoi - sauf d'argent pour l'exposant - du temps  qu'exprime Versailles ( où l'on devrait par contre exposer les dragonnades et les galères du "roi soleil !" afin de bien montrer l’envers d’atrocités des fastes et des plaisirs ) et de la "culture" qu'exprime Murakami auquel on pourrait offir des stations de métro .

J’ajoute que c’est tromperie de piéger à Versailles des visiteurs qui sont venus pour autre chose que leur offrir ces œuvres qui ne sont pas au menu qu’ils attendent  de la visite. C’est comme si on achetait un billet pour un séjour  dans un pays déterminé et qu’on se retrouve dans un univers envahi par des chocs venus d’ailleurs.

Aucun enseignement historique, aucune formation plastique ne peuvent procéder de ce choc insensé, au sens exact qu'il ne pas fait pas sens. Il illustre seulement la manière caricaturale dont le pouvoir pour faire quelques clins d'yeux aux bobos intégre - comme  l'a expliqué Boltanski dans "le nouvel esprit du capitalisme" -  leur   "critique artiste" pour échapper à "la critique sociale" : un divertissement politique de plus par rapport aux vrais problèmes des Français.

 

 

C’est bien ce que j’avais pour ma part exprimé dans le spectacle  nocturne pour Chambord…


où le monarque Louis
entre deux comédies signe quelques édits
quelques ordonnances contre les calvinistes
les dragonnades naissent dans les violonistes
aux menuets répond le fouet des galères
il n'est pas de pitié sur cette pauvre terre


ni pour les soldats de Saxe   
après qu'entre deux fêtes galantes   
les mêmes timbaliers noirs montés sur des étalons blancs
aient conduit   
les uns à la parade
les autres à la potence   
le reste mourra d'épidémie
la mort à sa part d'orgie

 

Ecrire un commentaire
Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 10:36
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
0

Voici un billet d'humeur de la lettre de l'observatoire de l'Europe qui mérite d'être repris, même si sans être en accord absolu avec la radicalité de sa conclusion, on doit penser que ce n'est pas l'Europe des options actuelles qui peut apporter quelque stratégie satisfaisante que ce soit, ni un PS que Matrine Aubry a invité à remettre ses pas dans ceux de Jacques Delors ...Comme la piété filiale peut faire faire de bétises.

J'invite aussi mes lecteurs à voir mon prochain billet : "la politique du dindon keynésien" en réponse au long papier de quelques économistes qui critiquent les fausses évidences sans découvrir les bonnes.

 

Syndicats, gauche, droite : pourquoi ils sont tous dans l'impasse


Face à la réforme des retraites, le PS se réjouit déjà d'être au coeur de la contestation et de pouvoir fédérer toute la gauche. Mais personne n'expliquera que les services publics sont en décomposition parce que cela découle doublement de nos engagements européens : pour une première part nos services publics sont démantelés au nom du droit de la concurrence ; en deuxième lieu parce que les quelques services publics que l'Union européenne n'a pas fait fermer, la chute de la croissance liée à la politique économique imbécile de la zone euro nous contraint, faute de recettes fiscales, à les fermer nous-mêmes. Demain la cible officielle sera donc le méchant Sarkozy, qui n'est qu'un porte flingue pour le compte de la structure européenne. Autre façon de dire que de toute façon la présidentielle ne sert plus à rien car quoi qu'il arrive les politiques menées sont européennes. C'est un chef d'oeuvre de kleptomanie que d'avoir réussi à voler un pays à son peuple.

 




Je lis dans la lettre de la fondation Schuman, ceci :

La Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la sécurité commune Catherine Ashton a entamé le 30 août une visite en Chine, pour amorcer le premier dialogue de "partenariat" entre l'Union européenne et la Chine. Elle a souligné l'importance de construire une relation privilégiée avec ce pays, "partenaire stratégique clé pour l'Europe dans un monde globalisé", et d'approfondir les relations bilatérales en matière de politique étrangère, de politique environnementale et commerciale, en amont du Sommet qui réunira la Chine et l'Union européenne le 6 octobre. Le 2 septembre, Catherine Ashton a rencontré son homologue chinois Yang Jiechi et le Premier ministre Wen Jiabao à Pékin. Elle a souligné "l'importance d'avoir une approche concertée sur l'Iran" et a ajouté que "la solution passe par le dialogue". Ces deux rencontres ont été organisées au lendemain du premier Dialogue stratégique UE-Chine dans la ville de Guiyang.

Madame Catherine Ashton a donc pour homologue le ministre chinois des affaires étrangères.
Donc elle est ministre des affaires étrangères de l'Union européenne.
Donc l'Union européenne est un état.
Donc Bernard Kouchner amuse la galerie (c'est un fait).
Donc Nicolas Sarkozy est président de la région France (du niveau d'un Georges Frêche. Ca colle, en effet.)
Donc la ministre des finances de la France n'est qu'une comptable préoposée aux écritures (ça colle aussi).
Donc à un moment l'Union européenne est devenue notre pays et la France a été transformée en collectivité locale. Personne, à aucun moment, n'a jamais été consulté en ces termes là. Personne n'a consenti à cette transformation - bien peu d'ailleurs l'ont comprise ou aperçue.
C'est un chef d'oeuvre de kleptomanie que d'avoir réussi à voler un pays à son peuple.

Demain, la gauche et les salariés soucieux de défendre leurs retraites manifesteront, à raison. Je crains que cette mobilisation, si elle réussit, ne mène à une impasse.

En effet, le PS se réjouit déjà d'être au coeur de la contestation et de pouvoir fédérer toute la gauche, y compris les "extrêmes". Dans le même temps, personne n'expliquera que les services publics sont en décomposition parce que cela découle doublement de nos engagements européens :

-  pour une première part nos services publics sont démantelés au nom du droit de la concurrence, érigé en principe constitutionnel alors que les services publics ne le sont pas ;

- en deuxième lieu parce que les quelques services publics que l'Union européenne n'a pas fait fermer, la chute de la croissance liée à la politique économique imbécile de la zone euro nous contraint, faute de recettes fiscales, à les fermer nous-mêmes.

Demain la cible officielle sera donc le méchant Sarkozy, qui n'est qu'un porte flingue pour le compte de la structure européenne. J'abuse tellement peu que François Hollande, qui n'a que la carte de la frachise à jouer pour espérer revenir parmi les présideniables, a d'ores et déjà prévenu que si la gauche, emmenée par le PS, devait revenir au pouvoir en 2012, il faudrait se serrer la ceinture.

Autre façon de dire que de toute façon la présidentielle ne sert plus à rien car quoi qu'il arrive les politiques menées sont européennes - cf. le début du billet de ce jour sur Mme Ashton.

Voilà pourquoi j'aurai du mal demain, même si la participation est nombreuse, à voir un quelconque succès dans la manifestation tant les acteurs de cette mobilisation semblent peu conscients des enjeux réels (pour reprendre le slogan du FSU, il ne faudrait pas écrire "le service public, on l'aime on le défend". La réalité c'est que si on aime le service public on quitte l'union européenne.)

Ecrire un commentaire
Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 17:50
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : actualité - Ecrire un commentaire
0
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés