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Europe

J'avais spécialement salué sur ce site le rapport de Hubert Védrine, ancien Secrétaire général à la présidence de la République, ancien ministre des affares étrangères, sur "la France et la mondialisation", et notamment la part qui y est consacrée à l'Europe.

C'est pourquoi je signale tout spécialement dans le numéro d'avril 2008 de  la Revue Politique et Parlementaire, dont ma précédente note a fait état,  son interview auquel je vous convie à vous reporter et  qui répond notamment aux questions suivantes :

 – Ce rapport a été déposé  il y a quelques mois déjà sur le bureau du Président de la République. De la part des autorités françaises d’une part, et par ailleurs des milieux européens, quels échos en avez-vous reçus ?

– La France étant appelée à présider l’Union européenne à compter du 1er juillet, dans quelle mesure les idées que vous avez mises sur la table et dont vous avez proposé la mise en chantier, peuvent-elles trouver à la faveur de cette présidence, une part de mise en œuvre ?

 – Les thèmes de l’ordre du jour  de la présidence française de demain peuvent-ils être des « portemanteaux » pour vos orientations ?

– Dans la première partie de votre rapport,  vous évoquez la nature de mesures souhaitables, comme à l’égard des fonds souverains et des OPA ; mais vous n’abordez pas des questions qui sont au centre de critiques qui sont faites à l’égard de la mécanique européenne, comme le problème des taux de change, alors que d’autres réformistes comme Fitoussi, font des propositions en cette matière . Est-ce que vous considérez que c’était peu opportun dans le cadre votre rapport ou pensez-vous que, par rapport à des politiques communes, ces affaires monétaires, à la fois sur le plan des  taux d’intérêt et des taux de change, ont un caractère  secondaire ?

-– Il y a d’autres éléments qui, très fréquemment abordés dans les débat sur l’Europe, ne donnent pas lieu à considérations dans votre rapport. L’un d’entre eux est relatif aux distorsions de prix de revient à l’intérieur de l’Europe agrandie. Quelle est votre réflexion à cet égard ?

 – A propos d’élargissement et de relations externes , parallèlement à votre  rapport, vous avez préfacé un ouvrage intitulé  « 5 + 5 = 32 » élaboré par le  Cercle des Economistes et concernant le projet d’Union pour la Méditerranée, lequel prend une tournure aujourd’hui, plus modeste que celle qui était envisagée au départ. Que peut-on en penser ?

 –  Votre rapport  brise quelques tabous en évoquant la nécessité de pouvoir discuter de différentes formes de protection, de régulation. Parmi celles-ci il y en a une qui avait été présentée dès les années 1993 par un économiste assez connu, puisque c’est l’inventeur de la TVA, Maurice Lauré. L’idée est que, pour certains types de produits importés à très bas prix du « Sud » et concurrençant des productions européennes auxquelles il faut au moins laisser le temps de conversions, pourraient être négociés, au lieu et place de « tariffs » douaniers, des « duties » dont les contre-valeurs ne seraient pas encaissées au bénéfice de l’Europe, mais  ristournées à des fonds de développement pour des pays d’origine. Toutefois, ce concept proche de celui de « Social Taxes », encore qu’il ait parmi ses objets de mieux payer le travail des « low costs countries » en leur donnant des moyens de financer des protections d’environnement et des importations, n’est pas très apprécié de certains pays, ni du négoce international. Est-ce que c’est le type d’idée qui pourrait être creusée, sur laquelle on pourrait avoir un échange sinon pour des applications générales, du moins pour des produits hypersensibles ?

 – A la faveur de votre tour d’horizon, pensez-vous pouvoir trouver des alliances dans l’Europe d’aujourd’hui ?

 – A l’instar du Grenelle de l’Environnement vous évoquez dans votre rapport, un Grenelle de la mondialisation. Qu’en est-il exactement ?







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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 10:54
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : Europe - Ecrire un commentaire
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Le prochain n° (1046, avril 2008) de la Revue Politique et Parlementaire, dans la perspective de la Présidence française de l'U.E. , a pour thème et sommaire

 France-Europe : Quelle stratégie ?

Après le point sur l’économie, par Christian de BOISSIEU
 viennent les contributions de

-
Jacques BARROT : Qu’attend l’Union européenne de la Présidence française ?
- Jean-Dominique GIULIANI :
Vers quel type d’Union européenne se dirige-t-on ?
-
Hubert HAENEL : Où en est la stratégie de Lisbonne ?
- Pierre LEQUILLER: La mise en œuvre du traité simplifié
-
Gérard-François DUMONT : L’immigration et l’Europe
-
Antoine PELLION: Une politique européenne de l’énergie et du climat ;un enjeu essentiel pour 2008
-
Daniel DUCARME : Cinq piliers essentiels pour la stratégie européenne de sécurité et de défense
-
Jean DUFOURCQ : L’Union pour la Méditerranée; un beau projet
-
Jacques SOPPELSA : Des universités en Europe
                                          
Du terrorisme international
- Alain LAMASSOURE : Heurs et malheurs des présidences européennes
Charles ZORGBIBE : Aux origines des Sommets européens
-
Margot WALLSTRÖM : La communication sur l’Europe et la Présidence française
- Jan FIGEL : 2008 : Année européenne du dialogue interculturel
-
Catherine DAY : La nécessité d’une parfaite coopération interinstitutionnelle
-
Vanessa ABBALLE : Le principe de confiance mutuelle dans l’Union européenne et aux Etats-Unis

Deux interviews complètent  ce tour d'horizon

-
Un regard allemand sur l’Europe, propos recueillis par Mario Guastoni auprès de Joachim BITTERLICH
- Europe et mondialisation : « Ne plus opposer politiques de protection et politiques d’ouverture », propos recueillis par Gérard Bélorgey auprès de Hubert VÉDRINE

Sur les thèmes européens, la Revue a aussi  édité précédemment en particulier les numéros
- 1034 : EUROPE, INSTITUTIONS : LA FRANCE FACE À ELLE-MÊME
- 1036 : LA FRANCE, L'EUROPE ET MAINTENANT ?
 

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- consultable dans les bibliothèques publiques et universitaires

site internet : http://www.revuepolitique.fr/acc1.htm










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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 10:01
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : Europe - Ecrire un commentaire
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VOICI L'ARTICLE DU MONDE DE CE JOUR SUR LA QUESTION

L'ESSENTIEL EST DANS  LE TRÈS  SIMPLE COMMENTAIRE DONT JE LE FAIS SUIVRE 

NE PAS SE LAISSER PIEGER PAR 'INSTITUTIONNEL QU'IL FAUT AMÉLIORER
ET VEILLER SURTOUT AUX MÉCANISMES DE RÉGULATION DU MARCHÉ MONDIAL.

La renégociation de la Constitution est lancée
LE MONDE | 15.05.07


  AGENDA

15 MAI: Réunion à Berlin des sherpas, les représentants des gouvernements, de la Commission et du Parlement.

16 MAI: Visite du nouveau chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, auprès de la chancelière allemande, Angela Merkel.

21 ET 22 JUIN: Réunion du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européen pour arrêter les termes de la renégociation du traité constitutionnel.

1ER JUILLET: La présidence de l'UE passe de l'Allemagne au Portugal.


   
A la veille de la réunion à Berlin des représentants des gouvernements ("sherpas") pour la renégociation du traité constitutionnel, la chancelière Angela Merkel, qui préside l'Europe jusqu'à fin juin, a lancé, lundi 14 mai, un appel en faveur d'une véritable réforme des institutions européennes. "Je dis à tous ceux qui ont peur du traité constitutionnel : le texte du traité de Nice n'est pas un fondement avec lequel l'UE des Vingt-Sept sera capable d'agir", a-t-elle déclaré devant la Conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires et européennes des Parlements nationaux de l'Union (Cosac), qui tenait ses assises dans la capitale allemande.

"Le traité constitutionnel apporte plusieurs réponses en renforçant notamment les Parlements nationaux, les régions et le principe de subsidiarité", a poursuivi la chancelière. Sachant que dix-huit pays ont déjà ratifié le texte et ne sont pas prêts à accepter d'importantes modifications, la chancelière veut veiller à ce que les pays "qui veulent des changements" ne soient pas les seuls "qui aient leur mot à dire".

OPTIMISTES

Devant les "sherpas" des vingt-sept Etats membres, la présidence allemande devait exposer, mardi 15 mai, les orientations qui pourraient être données à un traité constitutionnel modifié, à partir des réponses faites au questionnaire qu'elle avait adressé aux gouvernements, mi-avril. Après cette rencontre au niveau des conseillers européens, Mme Merkel mènera elle-même les consultations sur ce dossier avec les chefs d'état ou de gouvernement ; en premier lieu avec le nouveau chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, attendu mercredi en fin de journée à Berlin, au soir même de la passation de pouvoir à l'Elysée.

Les Allemands se montrent optimistes sur les chances d'aboutir à un compromis d'ici au sommet européen des 21 et 22 juin. "Les pays qui ont ratifié ont compris qu'il fallait des changements et les pays hostiles ont précisé leurs difficultés", souligne une source proche du gouvernement.

L'élection de Nicolas Sarkozy nourrit de nombreux espoirs. "J'attends un signal fort de Nicolas Sarkozy, je suis persuadé qu'il souhaite trouver une solution sur ce dossier pour que le premier conseil européen auquel il participe en tant que président soit un succès", a souligné Matthias Wissmann, président de la commission des affaires européennes au Bundestag, en marge de la réunion de la Cosac. Parmi les modifications prévisibles du texte constitutionnel rejeté par les Français et les Néerlandais, figure la suppression de l'article sur les symboles de l'UE, du terme de "constitution" et de l'appellation de "ministre des affaires étrangères" qui contrarie les Britanniques. Toutefois, "les pays qui ont ratifié ne seront prêts à accepter des modifications que s'ils sont sûrs d'obtenir une véritable réforme politique", souligne une source proche du gouvernement.

Aussi la présidence allemande souhaite garder le paquet institutionnel intact, notamment le système de vote dit à double majorité, l'extension du vote à la majorité qualifiée, les questions budgétaires, le principe de subsidiarité et la délimitation entre les compétences de l'UE et celles des Etats membres. "Dénouer ce paquet serait ouvrir la boîte de Pandore", soulignait récemment un responsable allemand.

La Grande-Bretagne est opposée à l'extension du vote à majorité qualifiée, tandis que la Pologne bataille contre le nouveau système qui tient compte de l'importance démographique des pays et la désavantage par rapport au traité de Nice.

En ce qui concerne la charte des droits fondamentaux, la deuxième partie du traité, la présidence allemande souhaite tout mettre en oeuvre pour maintenir ce texte au sein du nouveau traité et elle se montre réticente à un compromis qui permettrait une application de la charte dans certains pays mais pas dans d'autres. "Si nous ne pouvons pas nous mettre d'accord sur des valeurs, alors nous ne pouvons pas avoir de fondement commun", a déclaré le président du Parlement européen, le chrétien démocrate Hans-Gert Pöttering, lors d'un discours, lundi, à l'université Humboldt de Berlin.

Pour contourner l'hostilité des Britanniques et des Tchèques sur ce point, l'Allemagne évoque la possibilité de renvoyer la charte dans un protocole, ce qui ne lui enlèverait en rien sa valeur juridique.

Mais c'est avec la Pologne que la chancelière risque d'avoir le plus de difficultés. Pour convaincre Varsovie de renoncer à son combat contre le nouveau système de vote, Berlin pourrait faire des propositions en matière de politique énergétique. Devant les membres de la Cosac, la chancelière a évoqué le principe de la solidarité énergétique et s'est prononcée pour une compétence européenne en matière d'énergie.

Cécile Calla

COMMENTAIRES GB
TOUT CELA N’ABORDE PAS LES QUESTIONS CLEFS DU PRINCIPE  INADMISSIBLE D’OUVERTURE DOUANIÈRE TOTALE SUR L’EXTÉRIEUR !!!
ET CELLE DU POUVOIR MIONÉTAIRE !
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /Mai /2007 19:41
- Par Gérard Bélorgey - Publié dans : Europe - Ecrire un commentaire
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