Pour répondre à des questions qu je reçois, je précise que
"La Course de printemps"
indiquée parfois en rupture de stock sur certains sites
est actuellement disponible notamment sur
"alapage.com"
Jeudi 7 mai 2009
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14:40
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Par Gérard Bélorgey
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Publié dans : livres
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L'itinéraire de la princesse Rama est sans doute l'un des meilleurs passages de ce tome 2 de la parodie conduite par un
spécialiste du genre qui maîtrise aussi bien la fresque épique que la technique de La Bruyère et le style "la Cour" pour le Canard enchainé. Il y a, en plus, un souffle de "Turqueries" dans ces
lignes; mais, la recette comprise, une part de complaisante facilité dans la prise à partie des tics du Pouvoir et de ses rivaux, fait que l'on pourrait, à son tour, écrire et faire "à la manière
de Rambaud".
Que ce livre soit dans le si large panel du prix Orange , illustre le problème de ce prix. Celui-ci met, qu'on le veuille ou non, en compétition des ouvrages totalement hétérogènes les uns par
rapport aux autres dont les seuls points communs sont d'être "de fiction" et d'avoir été publié pendant un certain espace de temps. Tri donc bien difficile entre des oeuvres relevant de genres
différents : la catégorie ( satire, récit romanesque ou historique, d'aventure ou de fantastique, etc.; ou une spécificité ("premier roman" ou de tel ou tel âge de la vie, ou d' auteurs
confirmés,etc.) eussent peut-être été des cadres évitant mieux vertige et loterie. Au fond, il faut recommencer l'année prochaine avec un prix pour un champ plus ciblé.
Mercredi 18 mars 2009
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Par Gérard Bélorgey
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C'ÉTAIT L'UN DE MES TROIS PRÉFÉRÉS ; LE CONTRAIRE DU NOUVEAU ROMAN
"Le docteur Pascal","mes étés à Brienne" (de sa petite fille) ont déjà montré Zola entre son épouse et un amour lui ayant
donné deux enfants. Cette histoire est ici revisitée dans toutes ses dimensions: l'héritage "naturaliste" est dans les rudesses de l"Auxois et les misères de Paris; les crises, dont "l'Affaire",
rythment bonheurs, tourments du couple clandestin né de la force des sentiments.. et des choses. La jeune lingère vit la culpabilité de combler un gand homme mûr qui n'abandonnera jamais sa
femme. Celle-ci passe de jalousie à communion avec « l’autre » pour élever, après la mort de Zola, «leurs enfants». Lumières sur la qualité des femmes et le compromis d’un homme gérant sa double
vie entre indéfectible alliance et lourde passion. Ce qu’il faut percevoir de l’amour pour écrire si bien tout cela mérite que ce livre soit « préféré », même s’il lui manque un reflet du feu
charnel qui de Jeanne et d’Émile, fit un jour à Royan, des amants.
Mercredi 18 mars 2009
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10:38
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Par Gérard Bélorgey
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"Non mais regarde ces deux bouffons (ndc : deux critiques s'en prenant à un auteur dans un talk show). Je
suis sûr qu'ils voulaient faire leur droit. Et quand on leur a expliqué qu'on ne peut être à la fois juge, procureur, avocat de la défense et avocat de la partie civile, ils ont laissé tomber
pour rejoindre le milieu littéraire où on peut tout à la fois être auteur, critique, éditeur et jury de prix. Et depuis leur république bananière des lettres, ces potentats donnent des leçons de
démocratie à la société toute entière ".
Dugain a de ces sorties qui justifient que "le prix Orange" se situe un peu en marge du milieu pris à partie.
Moins impitoyable enquêteur que dans la formidable "malédiction d'Edgar",il fustige néanmoins avec allégresse des cercles et des personnages qu'il ne connaît que trop , et avec un métier et un
style d'une éblouissante férocité (cf. l'acheteur international du peintre de haute "valeur potentielle"). Rien que pour ces mordants croquis, il méritait d'être cité. En mêlant dans ces sept
nouvelles - où l'on sent plusieurs fois si bien la Dordogne - critique sociale et voyeurisme au sein des couples, il fait sentir avec un talent très sûr le poids d'un monde souvent sans coeur,
toujours blasé, où s'enchaînent velléités, démissions et fatalités. Ces textes aboutissant chaque fois à une chute désenchantée, mais arbitraire, malgré leurs mordantes et émouvantes peintures et
le vilain plaisir qu'il peuvent donner, ne sont néanmoins pas de ces récits (comme ceux de Maupassant, Radiguet, Colette, voire Sagan) où tout est dit en une trajectoire épurée promise à
l'éternité.
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Mercredi 18 mars 2009
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10:33
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Par Gérard Bélorgey
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Irène Frain a fait des oeuvres déconcertantes, de vrais scanners des vilains destins ( voir notamment, l'Homme fatal); je
n'ai pas eu le temps d'aller au fond de cette allégorie qui apparaît sous son scalpel, avec une dimension historique ( comme son "inimitable" Cléopâtre), mais, sans pouvoir l'indiquer dans les
"préférés", puisque j'ai déjà fait trois choix, je veux signaler ce titre avant la clôture du premier tour des "commentaires"... Comme je le disais dans ma lettre de motivation, l'interpellation
de l'édition romanesque c'est qu'elle donne le vertige devant la profusion de toutes les parutions qui séduisent : "femmes .. livres.. je vous aime". Aimer trop et tant, rien n'est pire. Faut-il
vraiment choisir ?
Mercredi 18 mars 2009
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10:31
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Par Gérard Bélorgey
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